Energie, vie marine, croissance, économie, modes de vie, terrorisme... La question climatique a des implications dans de multiples domaines, sinon dans tous. C’est ce que montrent différents rendez-vous programmés avant et pendant la conférence-climat de Paris (COP21) dont l’objet est de trouver un accord capable de limiter le réchauffement global à +2°C.

Voulant multiplier les actions "qui frappent l'imaginaire et bousculent les mentalités", le mouvement citoyen “Action non-violente COP21” a mené une action spectaculaire samedi 7 novembre aux portes du siège de Total à Paris-La Défense, afin de dénoncer les “activités climaticides” du groupe pétrolier français.

Se déclarant favorables à un accord « juridiquement contraignant », à l’évaluation régulière des actions entreprises, au renforcement de la coopération ainsi qu’à la tarification du carbone, France et Chine ont indiqué qu’elles allaient formuler et rendre publiques « dès que possible d’ici cinq ans », des « stratégies nationales de développement sobre en carbone pour 2050 ».

C’est pour la première fois un économiste qui a pris la tête du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)... Le nouveau president, Hoesung Lee, est de surcroît notamment un ancien du pétrolier Exxon et du fabricant de voiture Huyndai... Mais il souligne l’importance de mettre en place un système de prix pour le carbone.

Sur les mois de juillet-août-septembre, le phénomène El Nino a en moyenne atteint un niveau “fort” avec une température de surface au centre de l’Océan Pacifique tropical de +1,5°C par rapport à la normale. Parvenant début octobre à une anomalie de +2,4°c en moyenne hebdomadaire, El Nino progresse donc maintenant vers son stade le plus intense.

Si la conscience du réchauffement global, de ses origines énergétiques et de ses impacts néfastes pour l’avenir peut marquer des points à l’approche de la conférence des Nations-Unies sur le climat, début décembre à Paris (1), qu’en est-il de la conscience de l’importance réelle de l’énergie dans le fonctionnement de l’activité humaine ? Celle-ci ne semble pas encore assez forte pour faire vaciller la pleine foi en la croissance du PIB chez de grands décideurs. Exemple avec Pierre Moscovici, Commissaire européen aux affaires économiques, et Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du MEDEF.

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