La température planétaire moyenne des 60 derniers mois, c'est-à-dire des cinq dernières années, affiche en ce début 2017, une anomalie de +0,79°C par rapport à la moyenne du XXe siècle, selon les chiffres de l'agence américaine NOAA, c'est-à-dire plus ou moins +1°C par rapport aux niveaux préindustriels. Atténuant l'effet grossissant d'années "chaudes" et d'années "froides", ainsi que les distorsions dues aux phénomènes El Nino et La Nina, cette moyenne de température sur les cinq années précédentes est en forte hausse. Elle a gagné environ un dixième de degré en trois ans.

Parue dans la revue Nature Communications et aggravant les actuelles prévisions du GIEC, une étude d'océanographes estime que, du fait du réchauffement planétaire, il y a près d'une chance sur deux pour que la circulation thermohaline -moteur de la distribution d’énergie sur la planète, du cycle du carbone et de la vie sous-marine- s'effondre durant ce siècle dans la Mer du Labrador. Des continents comme l'Europe et l'Amérique du Nord passeraient dudit réchauffement à un refroidissement brutal. Cela s'appelle une "surprise climatique", version fin d'un monde.

Si le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, ne semble pas avoir grand chose à faire du réchauffement global de la planète, impliquant pourtant l'avenir de l'humanité, il risque cependant être freiné voire stoppé dans son désir d'hydrocarbures de schiste et de charbon par les limites du monde réel: limites géologiques, limites de la croissance... Car le pic pétrolier mondial semble bien là, tout près de nous. Et avec de gigantesques implications.

Avec + 0,94°C par rapport à la moyenne du XXème siècle contre 0,90°C en 2015, soit bien plus de +1°C par rapport à l'époque préindustrielle, 2016 est l'année la plus chaude enregistrée depuis que l'on effectue ce type de calcul, selon l'agence américaine NOAA. Les cinq années les plus chaudes ont toutes été enregistrées depuis 2010.

La concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a augmenté de 3,38 parties par million en 2016 à la station référence de Mauna Loa à Hawaï. Elle a ainsi atteint 404,21 ppm en moyenne contre 400,83 en 2015. En données corrigées des variations saisonnières, la concentration de CO2 a dépassé fin 2016 la barre des 405 ppm.

Lutter spécifiquement contre les émissions de méthane en parallèle de la réduction des émissions de CO2 favoriserait un ralentissement à court terme du réchauffement planétaire avec en prime une baisse de la pollution à l'ozone, nocive pour la santé humaine et les écosystèmes en général. C'est ce que souligne une étude scientifique menée par le Laboratoire des sciences du climat et l'environnement et qui montre également que l'augmentation de la concentration atmosphérique de méthane s'est nettement accélérée depuis 2014.

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