Alors que la sécheresse s'invite une nouvelle fois cette année au Sahel, une étude de chercheurs de l'université du Maryland, révèle que la superficie du Sahara a progressé d'environ 16% en été depuis près d'un siècle, directement en partie du fait du réchauffement planétaire. Quel avenir pour les populations de cette région déjà déstabilisée ?

En cette approche du printemps, l'arrivée d'air froid sibérien en France est liée à une déstructuration du vortex polaire ceinturant habituellement les températures glaciales au niveau des latitudes élevées. Or, le réchauffement de l'Arctique a tendance à affaiblir cette frontière entre région du Pôle Nord et pays tempérés, ce qui permet au froid de descendre vers le Sud... Et au chaud de monter vers le Nord.

Se classant comme 2015 et 2016 dans les années les plus chaudes enregistrées par les scientifiques, 2017 marque la 41ème année consécutive dont la température moyenne est supérieure à la moyenne du XXe siècle. Les quatre dernières années ont été les quatre plus chaudes depuis un siècle et demi.

Des chercheurs viennent de mettre en évidence que des hydrates de méthane présents en mer Noire sont en train de fondre à cause de la diffusion de sel dans les sédiments. Cette trouvaille fait à la fois écho à la catastrophe que peut provoquer leur déstabilisation du fait notamment du réchauffement anthropique, et à un désir certain de les exploiter...

Vous ne connaissez pas les "technologies à émissions négatives" de CO2, les NETs ? Selon différents scénarios, ils sont nécessaires, en plus d'une réduction de la consommation d'énergies fossiles, pour limiter le réchauffement planétaire à +2°c depuis la période préindustrielle... Ou quand on veut "traiter" les nuages, les terres, ou encore les océans pour qu'ils captent toujours plus nos émissions de CO2.

Avec ses vents dépassant 300 km/h, l'ouragan Irma préfigure une partie de ce que nous réserve la hausse de la température moyenne de la Terre, version chaos climatique. En effet, plus nous injecterons des surplus d'énergie dans notre atmosphère et nos océans -par le biais du CO2, du méthane et des autres gaz à effet de serre- plus nous permettrons à la Terre d'augmenter les conditions météo extrêmes, qu'il s'agisse de vent, de chaleur, de pluie, de froid... Question de thermodynamique.

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