Les mois de septembre et d'octobre sont les mois de l'année qui connaissent naturellement pour la planète les plus faibles taux de concentration de CO2, en particulier à l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaï. Pour la première fois, ils s'annoncent ici supérieurs en moyenne à 400 ppm.

Juillet est traditionnellement le mois le plus chaud de l'année pour la planète. Cette année, la température moyenne du globe a atteint 16,67°C, ce qui constitue un nouveau record depuis le début de la civilisation industrielle. Le précédent record (16,61°C) avait été établi l'an passé.

Avec de janvier à juin six mois qui ont tous battu leur record de température moyenne depuis le XIXème siècle, le 1er semestre 2016 surpasse de +0,2°C selon l'agence américaine NOAA, le premier semestre 2015, précédent record. Il rapproche ainsi sérieusement la Terre de la barre de +1,5°C de réchauffement global par rapport aux niveaux préindustriels.

Selon un nouveau rapport et outre les milliers de morts prématurées qu'elles provoquent chaque année, les trente centrales à charbon européennes les plus sales émettent environ la moitié du CO2 injecté dans l'atmosphère par l'ensemble des 280 centrales utilisant cette source d'énergie en Europe, du Royaume-Uni à la Pologne, en passant par l'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, la République tchèque, la Hongrie, etc.

Avec près de 4 parties par million (ppm) de plus qu'en mai 2015, la concentration de CO2 dans l'atmosphère a augmenté comme jamais en un an depuis l'époque préindustrielle. En données corrigées des variations saisonnières, elle atteint 404,36 ppm à l'observatoire Mauna Loa de Hawaï. Elle avait passé la barre des 400 ppm en avril 2015.

Une étude américaine montre que la baisse du pH de l'eau, c'est-à-dire son acidification, réduit la capacité des poissons argentés -silversides- à vivre dans un milieu pauvre en oxygène. Quand ils manquent d'oxygène, par exemple en estuaire, de tels poissons montent naturellement en chercher à la surface, dans une eau réputée plus riche en O2. Or, le réchauffement affaiblit également la capacité de l'eau à dissoudre l'oxygène... Ces petits poissons "fourrage" sont ainsi piégés par les interactions entre les changements provoqués par le réchauffement global.

Informations supplémentaires