Faire pousser des arbres et des végétaux dans le but prioritaire de stocker leur matière permet à la fois de capturer du CO2, de régénérer les sols usés par l'utilisation de produits chimiques et le labour, de redynamiser les écosystèmes terrestres et de replacer le bois au centre des activités humaines. Le brûler sans prendre en compte ses émissions instantanées de CO2 -comme le favorisent certains objectifs de "transition énergétique", notamment en France- empêche de rentrer dans une telle dynamique vertueuse.

Commandé par les dirigeants politiques lors de la COP21 à Paris, le nouveau rapport du GIEC sur un monde à +1,5°C depuis le début de l'époque préindustrielle, leur revient comme un boomerang: leurs actuelles promesses, dans le cadre de l'Accord de Paris, mènent à la catastrophe.

Selon les scénarios de "développement durable" mis en place pour limiter la fièvre planétaire à +2°C, la concentration atmosphérique de CO2 - qui a dépassé au mois d'avril la moyenne de 410 ppm à l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaï- n'en battra pas moins son record tous les ans pendant toute la première moitié de ce siècle, dans le meilleur des cas... Mais au rythme actuel de croissance de cette concentration, le glas de l'objectif 2°C sonne déjà au loin. Comment pourrait-on faire autrement? Analyse.

Palpitations, peur, déni, “confirmation” de ce que l’on craignait, sentiment de défaite, de dévastation, de monde irréel... Prendre conscience du pic pétrolier et de ses implications pour le futur -la fin d’un monde que l’on imaginait acquis pour l'éternité- est un choc pour tout individu. Le fondateur du mouvement Transition, Rob Hopkins, parle de “syndrome de stress postpétrolier”. Un syndrome qu’il est nécessaire de digérer pour ensuite “voir ce moment comme une importante mais positive transition” dans notre vie.

Rénovation du bâtiment, traités européens, PIB… Les groupes de travail de The Shift Project ont pour objectif de proposer « des mesures opérationnelles, en accord avec les constats scientifiques, pour guider la prise de décision au sein des entreprises et des institutions publiques ».

Pour le think tank The Australia Institute, "l'industrie du charbon menace le secteur du tourisme" en Australie. Si le blanchissement de la Grande barrière de corail perdure, cette région de l'état du Queensland pourrait en effet perdre plus d'un million de visiteurs par an, estime-t-il. Sans compter les services gratuits qu'apportent les récifs coralliens: alimentation, biodiversité, protection des côtes, stockage de carbone, recherche...