Même au rythme d'un investissement de 4 à 5 millions de dollars par mégawatt de puissance, l’éolien offshore a dépassé 4000 MW installés en 2015, portant sa puissance mondiale à plus de 12 000 MW. Avec notamment la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore le Danemark, l’Europe est le leader de cette filière considérée comme “la plus mature des énergies marines”, et dans laquelle s’est également engouffrée la Chine. En attendant la France où une production est prévue dans deux ans.

Cultiver des variétés de canne qui permettent de les utiliser entièrement dans des centrales thermiques afin de produire de l’électricité... Le CIRAD y croit, en particulier pour des contextes bien particuliers: zones insulaires, terrains pollués ou pauvres, lutte contre l’érosion... Quand cette nouvelle source d’énergie se développera, tout le monde sera-t-il aussi sage ?

Fournissant une énergie renouvelable continue, avec d'éventuels "coproduits" supplémentaires (eau douce, air conditionné, irrigation, aquaculture), l’énergie thermique des mers (ETM) s’affirme comme un excellent moyen de "décarboner" l’énergie, en premier lieu pour les îles et sites isolés des océans tropicaux. Fer de lance de cette filière industrielle naissante, DCNS -l'ancienne Direction des chantiers navals- a été lauréat d'un appel à manifestation d'intérêt de l'ADEME pour son projet ETM baptisé Marlin.

Que les gaz de schistes occupent régulièrement le devant de la scène est avant tout un signe (comme pour l’exploitation du off-shore profond) que l’on a effectivement passé un cap -ou plutôt un pic…- dans l’exploitation traditionnelle du pétrole.

Accumulateurs électrochimiques, accumulateurs Redox flow, fabrication d'hydrogène par électrolyse de l'eau, stockage de chaleur (ATES), stockage d'air comprimé (CAES), station de transfert d'énergie par pompage (STEP), volant d'inertie, réseaux "intelligents"... De plus en plus stratégiques pour la sécurité des réseaux, les possibilités de stockage et de gestion des énergies renouvelables intermittentes comme le solaire photovoltaïque et l'éolien sont multiples. Mais les plus simples, sinon les plus "low tech", ne seront-elles pas les plus durables ?

Si le solaire et l’éolien sont bien des énergies renouvelables, la manière dont on s’en sert n’est cependant pas forcément durable. Recyclage des matériaux utilisés, effets de la déplétion pétrolière, transformation d’une énergie diffuse en énergie concentrée... C'est par exemple le cas du macro-système “high tech” de milliers d’éoliennes et installations photovoltaïques que l‘on met actuellement en place.