Préfigurant un accord à Paris en décembre, les près de 120 propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, représentant 146 pays, se montrent globalement inaptes à limiter le réchauffement à +2°C alors que cette limite s’avère elle-même déjà risquée. Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Iran, Irak, Libye, Emirats arabes unis ou encore Venezuela, tous grands producteurs de pétrole et/ou de gaz, n’ont pas envoyé de “contributions”. En revanche, l’Arménie propose un système de quotas, et des pays comme le Gabon, l’Ethiopie, les Comores, la Moldavie, la Namibie, ou encore les Philippines, se montrent à leurs niveaux ambitieux, en grande partie sous réserve d’une aide internationale.

Prévue début décembre à Paris, la conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21) va coïncider avec un phénomène El Nino fort sinon très fort. Officiellement présent depuis le printemps dans l’Océan Pacifique, ce phénomène aggravant du réchauffement global a déjà commencé à semer ses drames, par exemple en affectant durement les récoltes céréalières en Amérique centrale, où “des centaines de milliers de petits paysans ont perdu une partie ou la totalité de leurs récoltes”, selon la FAO. Et si la tendance actuelle du réchauffement se poursuit, les climatologues promettent un doublement de la fréquence des El Nino extrêmes au XXIème siècle…

Lancé par un collectif rassemblant de nombreuses organisations laïques et religieuses et ayant lieu le 1er de chaque mois, le mouvement du jeûne pour le climat se définit comme un geste de solidarité envers les victimes du changement climatique, et comme un acte de pression pour un accord climat ambitieux à la conférence climat de Paris, en décembre 2015.

Les leaders de B Team, un organisme rassemblant notamment des dirigeants de grandes entreprises, dont les milliardaires Richard Branson et François-Henri Pinault, ont demandé aux négociateurs “climat” des Nations-Unies d’intégrer dans l’accord qui doit être signé en fin d’année à la Conférence de Paris (COP21), l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre dès 2050. Ils appellent les gouvernements à cesser leurs subventions aux énergies fossiles.

Tour de France Alternatiba, livret “Alternativez-vous”, animation de rue sur les liens entre culture et climat, atelier d’écriture sur la ville du futur, exposition quizz sur le réchauffement global et les désordres qu’il provoque (et qu’il promet), conférence gesticulée sur le prix de l’essence et le temps qu’il fera (bientôt), stands multicolores d’écologie, de citoyenneté, de solidarité internationale... Un certain air de COP21 a flotté sur le 3ème Paris du Livre Associatif, samedi 20 juin, au Carrefour des associations parisiennes (CAP), dans le 12ème arrondissement.

Selon l'analyse annuelle Enerdata de la demande énergétique des pays les plus riches de la planète, les émissions de CO2 du G20 ont augmenté de 2% en 2013, à 26,1 milliards de tonnes, ce qui équivaut à une à deux deux fois les capacités d'absorption de la Terre. L'étude confirme également s'il en était encore besoin, que la "décarbonation" de l'économie reste à ce jour marginale.

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