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Conférence Paris – Climat 2015: tour d’horizon des près de 120 contributions

Préfigurant un accord à Paris en décembre, les près de 120 propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, représentant 146 pays, se montrent globalement inaptes à limiter le réchauffement à +2°C alors que cette limite s’avère elle-même déjà risquée. Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Iran, Irak, Libye, Emirats arabes unis ou encore Venezuela, tous grands producteurs de pétrole et/ou de gaz, n’ont pas envoyé de “contributions”. En revanche, l’Arménie propose un système de quotas, et des pays comme le Gabon, l’Ethiopie, les Comores, la Moldavie, la Namibie, ou encore les Philippines, se montrent à leurs niveaux ambitieux, en grande partie sous réserve d’une aide internationale.

146 pays, représentant avec l’Union européenne 147 parties à la Convention cadre des Nations-Unis sur les changements climatiques (CCNUCC) et 87% des émissions de gaz à effet de serre, ont envoyé à la date limite du 1er octobre, leurs contributions (1) pour parvenir à un accord de réduction de ces émissions à partir de 2020, lors de la conférence climat de Paris en décembre prochain (COP21).

L’Arménie se donne un quota de 633 millions de tonnes équivalent CO2 sur la période 2015-2050, avec une cible d’émissions de 2,07 tonnes équivalent CO2 par habitant en 2050

Si Christiana Figueres, secrétaire exécutive de cette convention-cadre, se félicite de “l’étendue sans précédent” des plans d’action, il n’empêche qu’à la lecture ces propositions d’actions restent très largement inférieures à ce qu’il faudrait en réalité entreprendre pour limiter le réchauffement global à +2°C par rapport à l’époque préindustrielle. Et cela alors que cette limite s’avère déjà elle-même, sans nul catastrophisme, risquée en ce qui concerne les effets cataclysmiques et les rétroactions irréversibles des changements climatiques. La multiplication actuelle des événements météorologiques dévastateurs et meurtriers, par exemple en ce début octobre, du Guatemala à la Côte d’Azur, devrait pourtant résonner aux oreilles des négociateurs, des décideurs, des médias et de chacun, comme des alertes appelées à s’aggraver crescendo avec la montée en puissance du réchauffement global.

Pour  contenir ce réchauffement à +2°C, le dernier rapport du GIEC, Groupe d’experts  intergouvernemental sur l’évolution du climat, implique que l’on n’émette pas plus de 1000 milliards de tonnes de CO2 à partir de 2013, c’est-à-dire que les 4/5 des énergies fossiles (pétrole , charbon, gaz) restent sous terre et, donc –si on veut l’équité- que des quotas “carbone” par habitant soient d’une manière ou d’une autre mis en place. Parmi les près de 120 contributions (2), une seule fait très clairement référence à une telle approche: celle de l’Arménie qui se donne un quota de 633 millions de tonnes équivalent CO2 sur la période 2015-2050, avec une cible d’émissions de 2,07 tonnes équivalent CO2 par habitant et par an en 2050.

Par ailleurs, concernant l’urgence de la situation, nous sommes actuellement, selon l’index IGGA des gaz à effet de serre de l’agence américaine NOAA (National Oceanic et Atmospheric Administration), à une concentration de 481 ppm équivalent CO2 (3). Or, 480 ppm c’est un peu la limite au-delà de laquelle les chances de rester en dessous d’un réchauffement de+2°C commencent à glisser en dessous des 2/3, selon les données du GIEC. Pour être en dessous des 480 ppm en 2100, il convient de réduire les émissions d’environ 70 % en 2050 par rapport à 2010 (4) et jusqu’à plus de 100% en 2100, c’est-à-dire qu’il faudra parvenir avant la fin du siècle à retirer du CO2 de l’atmosphère... Mathématiquement, cette baisse doit bien sûr être encore plus importante pour les pays développés, de l’ordre de 80-95% en 2050 par rapport à 1990, comme l’indique du reste l’Union européenne, alors que la tendance actuelle est globalement une augmentation annuelle de 2-3 ppm équivalent CO2/an. A cette vitesse, les 530 ppm –sonnant le glas de l’objectif +2°C- seront en vue dans une quinzaine d’années, c’est-à-dire vers 2030.

Aucune contribution de l’Arabie Saoudite, du Qatar, du Koweït, de l’Iran, de l’Irak, de la Libye, des Emirats arabes unis ou encore du Venezuela, tous grands producteurs de pétrole et/ou de gaz...

Les contributions remis à la CCNUCC sont loin de relever un tel défi. Prenons en compte les 8 pays ou groupes de pays les plus émetteurs, représentant environ les deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre: Chine, Etats-Unis, Union européenne, Inde, Brésil, Russie, Japon et Canada. La Chine propose un pic de ses émissions vers 2030. L’Inde veut réduire non pas ses émissions mais l’intensité des émissions carbone du PIB de 33 à 34% en 2030 par rapport à 2005. La Russie envisage une réduction de 25 à 30% de ses émissions par rapport à 1990, ce qui veut en fait dire une augmentation par rapport à aujourd’hui. Le Japon programme une baisse de 26% de ses émissions par rapport à 2013, les Etats-Unis 26 à 28 % en 2025 par rapport à 2005, le Canada 30% en 2030 par rapport à 2005, le Brésil 43% en 2030 par rapport à 2005, l’Union européenne 40 % en 2030 par rapport à 1990. Si l’on rapporte ces pourcentages aux émissions actuelles, les efforts du Brésil et du Canada sont à majorer (leurs émissions ont augmenté depuis 2005) tandis que ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne sont à minorer (leurs émissions ont connu des pics respectivement en 2005-2007 et en 1979 (5)).

Au total, on arrive dans ce groupe leader à une réduction de l’ordre de 15% d’ici 2030 si les émissions de la Chine et de l’Inde restent, ce qui est totalement improbable, au niveau de 2012 (environ 15,5 milliards de tonnes équivalent CO2 à eux deux selon la base de données européennes EDGAR), et de l’ordre de 10% si ces émissions ne progressent que de 10%. L’opération devient nulle si les émissions de la Chine et de l’Inde progressent d’environ 25% d’ici 2030, puis négatives si ces émissions sont supérieures. Pour rappel, les émissions de la Chine et de l’Inde ont été multipliées par plus de deux entre 2000 et 2012.

Il est par ailleurs remarquable que les pays producteurs de pétrole et/ou de gaz comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, L’Iran, l’Irak, la Libye, les Emirats arabes unis ou encore le Venezuela, n’aient à ce stade pas fourni de contributions aux Nations-Unies pour 2030. Cela n'est pas de bon augure en ce qui concerne l’impératif “non négociable” de laisser dans le sous-sol terrestre 80% des réserves actuellement disponibles facilement. 

Tour d'horizon pays par pays

Pas rassurant non plus le fait que bon nombre de pays prennent en compte pour leurs calculs les pouvoirs de réchauffement global (PRG) des gaz à effet de serre tels qu’il ont été établis dans les précédents rapports du GIEC alors que le dernier rapport (2013-2014) a relevé le PRG du méthane, qui est maintenant considéré comme 28 fois plus puissant que le CO2 sur cent ans (34 fois avec les rétroactions), et 84 - 86 fois sur 20 ans. Pour le protocole de Kyoto, le PRG retenu pour le méthane n’était “que” de 21 à 100 ans et de 62 à 20 ans.

En revanche, si les pays du Sud conditionnent en grande partie leurs actions à une aide internationale (Fonds vert, transfert de technologies...), certains plans apparaissent ambitieux: 50% de réduction des émissions des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par rapport au scénario de développement non maîtrisé pour le Gabon, 60% en 2030 pour l’Ethiopie, 84% pour les Comores, 64 à 67% pour la Moldavie, 89% pour la Namibie, 70% pour les Philippines... Les pays riches pourraient prendre exemple, non ?

Vincent Rondreux

Tour d’horizon des près de 120 propositions, en se souvenant notamment que réduction par rapport au scénario “business as usual” ne veut pas forcément dire réduction nette des émissions de gaz à effet de serre.

Suisse: 50% de réduction des émissions en 2030 par rapport à 1990, en partie en utilisant les crédits carbones des mécanismes internationaux: -35% en 2025 par rapport à 1990, - 35% entre 2020 et 2030.

Union européenne et Lettonie: 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

Norvège: 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

Mexique: 25% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à l’évolution “business as usual”.

Etats-Unis: réduction de 26 à 28% des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par rapport à 2005 (-17% en 2020).

Gabon: 50%  de  réduction  des  émissions  des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par rapport  au  scénario  de développement non maîtrisé.

Russie: réduction de 25 à 30% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, en utilisant au maximum les capacités de stockage du carbone par les forêts.

Liechtenstein: réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, sur la période 2021-2030.

Andorre: réduction de 37 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Canada: réduction de 30% des émissions de de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005.

Maroc: réduction de 32% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de développement “business as usual”.

Ethiopie: réduction de 64% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de développement “business as usual”.

Serbie: réduction de 9,8% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’année 1990.

Islande: réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, sur la période 2021-2030.

Chine: pic des émissions de CO2 vers 2030 au plus tard.

Corée: réduction de 37% des émissions de gaz à effet de serre par rapport au scénario  business as usual.

Singapour: pic des émissions de gaz à effet de serre vers 2030.

Nouvelle-Zélande: réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005.

Japon: réduction de 26% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2013 (25,4% par rapport à 2005).

Iles Marshall: réduction de 45% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2010 (35% en 2025).

Kenya: réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de développement “business as usual”.

Monaco: réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

Macédoine: réduction de 30% - 36% les émissions de CO2 dues aux combustibles fossiles, par rapport au scénario “business as usual”.

Trinidad et Tobago: jusqu’à 15% de réduction des émissions de gaz à effet de serre fin 2030 par rapport au scénation “business as usual”.

Australie: réduction de 26 à 28% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005, sur la période 2021-2030.

République démocratique du Congo: réduction de 17% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport aux émissions du statu quo.

République Dominicaine: réduction de 25% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2010.

Colombie: réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Tunisie: réduction de l’intensité carbone de 41 % en 2030 par rapport à 2010, sur la période 2015-2030 (intensité carbone: rapport entre le total des émissions de gaz à effet de serre et  le PIB à valeur constante).

Comores: réduction de 84% environ des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, avec de l’aide internationale.

Guinée équatoriale: réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2010 (50% en 2050).

Montenegro: réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

Ghana: réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual” (12% en 2025).

Albanie: réduction de 11,5% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, sur la période 2016 – 2030.

Madagascar: réduction de 14% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual” et augmentation de la capacité de puits de carbone de 32 % par rapport au scénarion “business as usual”, avec de l’aide internationale.

Indonésie: réduction de 29 % des gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”; réduction de 41% d’ici 2030, avec l’aide internationale.

Mongolie: réduction de 14% de émissions de gaz à effet de serre par rapport au scénarion “business as usual”, sans la forêt.

Erythrée: réduction de 39,2% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as asual”, jusqu’à 80,6% avec l’aide internationale.

Bangladesh: réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre des secteurs de l’énergie, des transports et de l’industrie, en 2030 par rapport au scénarion “business as usual”, 15% avec l’aide internationale.

Seychelles: réduction de 29% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario  “business as usual” (21,4% en 2025).

Géorgie: réduction de 15 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, 25% avec l’aide internationale.

Biélorussie: réduction de 28% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

Afrique du Sud: stratégie “pic, plateau, déclin”, avec des émissions de gaz à effet de serre comprise entre 398 et 614 millions de tonnes équivalent CO2 en 2025 et 2030. Cela pourrait signifier une réduction de 42% en 2025 par rapport au scénario “business as usual”.

Moldavie: réduction de 64 à 67 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2010, jusqu’à 78% avec l’aide internationale.

Sénégal: réduction de 5 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, 21% avec l’aide internationale.

République des Karibati: réduction de 12,8% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à un scénario “business as usual”.

République Centrafricaine: réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénarion “business as usual”, 25% en 2050, avec l’aide internationale.

Brésil: réduction de 43% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005.

Ile Maurice: réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Birmanie: porter les réserves forestières et les forêts protégées à 30% des terres nationales d’ici 2030, porter à 38 % la part de l’hydraulique dans la fabrication de l’électricité.

Maldives: réduction de 10 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 24 % avec l’aide internationale.

Kazakhstan: réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à un scénario “business as usual”, jusqu’à 25% avec l’aide internationale.

Pérou: réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, 30 % avec l’aide internationale.

Guyane: atténuer d’ici 2025, avec le secteur forestier et la lutte contre la déforestation, les émissions de gaz à effet de serre de 52 millions de tonnes d’équivalent CO2, et augmenter la part de l’énergie renouvealble à 20 % de la consommation, avec l’aide internationale.

Burkina Faso: réduction de 6,6% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 11,6% avec l’aide internationale.

Chili: réduction de l’intensité carbone (rapport entre le total des émissions de gaz à effet de serre et  le PIB à valeur constante) de 30 % en 2030 par rapport à 2007, jusqu’à 35 à 45% avec l’aide internationale.

Vanuatu: réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur énergétique en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, 100% pour l’électricité.

Mali: réduction de 27% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, avec l’aide internationale.

Arménie: viser des émissions de 2,07 tonnes équivalent CO2 par habitant en 2050, avec l’aide internationale. Pour parvenir à cet objectif, l’Arménie s’accorde un quota de 633 millions de tonnes équivalent CO2 sur la période 2015-2050. Ce quota correspond à la part de l’Arménie (en fonction du nombre d’habitants) dans la quantité maximale de CO2 qu’on peut mondialement émettre en conservant une chance de ne pas dépasser un réchauffement global de +2°C depuis l’époque préindustrielle, soit environ 1000 milliards de tonnes équivalent CO2. En 2010, les émissions de l’Arménie correspondaient à 2,14 tonnes équivalent CO2 par tête, selon elle.

Niger: réduction de 3,5% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 34,6% avec l’aide internationale.

Kirghizistan: réduction de 11,49 à 13,75 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, 29 à 30,89% avec l’aide internationale. Limiter les émissions de CO2 par habitant d’ici 2050 à 1,23 tonne ou 1,58 tonne par an (avec respectivement 66% et 50% de chances de parvenir à contenir le réchauffement à +2°C, selon les données du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Uruguay: réduction des émissions présentée par gaz à effet de serre.  Entre autres: réduction de l’intensité des émissions de CO2 de 25 % (40% avec l’aide internationale); réduction de l’intensité des émissions de méthane par les déchets de 44 % (68% avec l’aide internationale).

Namibie: réduction de 89% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario  “business as usual”, avec l’aide internationale.

Zambie: réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 allant de 25 à 47% selon l’importance de l’aide internationale (de faible à conséquente).

Swaziland: développer un inventaire solide des émissions de gaz à effet de serre pour pouvoir établir des objectifs d’atténuation en 2020.

Tanzanie: réduction de 10 à 20 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, selon les ambitions internationales.

Azerbaijan: réduction de 35% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

République du Congo: réduction de 54% des émissions de gaz à effet de serre en 2035 par rapport au scénario tendantiel, avec l’aide internationale.

Commonwealth de la Dominique: réduction de 44,7% des émissions de gaz à effet de serre en 2030  par rapport à 2014 (39,2 en 2025, 17,9 % en 2020).

Israël: réduction de 26% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005, soit un objectif de 7,7 tonnes équivalent CO2 par habitant.

Guatemala: réduction de 11,2% des émisions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à un scénario “business as usual”, jusqu’à 22,6% avec l’aide internationale.

Sao Tomé-et-Principe: réduction de 24% des émissions de gaz à effet de sere par rapport à 2005, avec l’aide internationale.

Haïti: réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, jusqu’à 26 % avec l’aide internationale.

Ukraine: réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990.

Liban: réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 30 % avec l’aide internationale.

Burundi: réduction de 3% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de réference, jusqu’à 20 % avec l’aide internationale.

Djibouti: réduction de 40 des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 60 % avec l’aide internationale.

Bénin: réduction de 3,5%  des émissions de gaz à effetd e serre en 2030 par rapport au scénario de référence, jusqu’à 21,4% avec l’aide internationale.

Côte-d’Ivoire:réduction de 28% des émissions de gae à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Guinée-Bissau: protéger et restaurer les forêts, développer les énergies renouvelables, avec l’aide internationale.

Mauritanie: réduction de 22,3% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, conditionnée par l’aide internationale à 88%.

Vietnam: réduction de 8% des émissions des gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 25% avec l’aide internationale.

Barbade: réduction de 23% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rappirt à 2008.

Grenade: réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2010 (30% en 2025).

Cap-Vert: réduction de 10% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 20% avec l’aide internationale.

Jordanie: réduction de 1,5% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario  de référence, jusqu’à 12,5% avec l’aide internationale.

Iles Salomon: réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2015 (12% en 2025), jusqu’à 45 % à plus de 50 % avec l’aide internationale.

Turkménistan: réduction de l’intensité carbone, pic des émissions de gaz à effet de serre puis réduction après 2030.

Zimbabwe: réduction de 33% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, avec l’aide internationnale.

Costa Rica: réduction de 25% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2012 (-44% par rapport au scénario “business as usual). Objectif: avoir une économie neutre en carbone dès 2021.  Proposition de quotas d’émission pour être en accord avec l’objectif des +2°C: 1,73 tonne équivalent CO2 par habitant en 2030, 1,19 en 2050 et -0,27 en 2100.

Bhoutan: baser les efforts d’atténuation par la conservation de la forêt comme puits de carbone, avec une stratégie de développement à basses émissions.

Cambodge: réduction de 27% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario de référence, avec l’aide internationale.

Rwanda: estimation des impacts des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre à venir d’ici 2017.

Lesotho: réduction de 10% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 35% avec l’aide internationale.

Tadjikistan: réduction de 10 à 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, de 25 à 35% avec l’aide internationale.

Libéria: réduction de 10% des émissions de gaz à effet en 2030 par rapport à un scénarion “business as usual”.

Gambie: réduction de 45,4% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Papouasie-Nouvelle-Guinée: participer à l’atténuation du réchauffement en remplaçant l’électricité générée par les énergies fossiles par l’électricité générée par les énergies renouvelables, avec l’aide internationale. Objectif: avoir une électricité décarbonée en 2030.

Togo: réduction de 11,14% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario tendantiel, jusqu’à 31,14% avec l’aide internationale.

Turquie: réduction de plus de 21% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Saint-Marin: réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005.

Samoa: réduire les émissions de gaz à effet de serre en ayant une électricité générée à 100% par les énergies renouvelables en 2025, avec l’aide internationale.

Cameroun: réduction de 32% des émissions de gaz à effet de serre en 2035 par rapport au scénario tendantiel, avec l’aide internationale.

Philippines: réduction d’environ 70% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario  “business as usual”, avec l’aide internationale.

Laos: réduire les émissions de gaz à effet de serre en portant notamment la couverture forestière du pays à 70% des terres d’ici 2030.

Malawi: réduction de plus ou moins 50% des émissions de gaz à effet de serre par habitant en 2030 (0,7 – 0,8 tonne équivalent CO2) par rapport au scénario “business as usual” (1,5 tonne équivalent CO2).

Thaïlande: réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, jusqu’à 25 % avec l’aide internationale.

Guinée: réduction de 14% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario tendantiel, avec l’aide international.

Honduras: réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Equateur: réduction de 20,4 à 25% des émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’énergie en 2025 par rapport au scénario “business as usual”.

Algérie: réduction de 7% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénatrio de référence, jusqu’à 22 % avec l’aide internationale.

Belize: réduction des gaz à effet de serre émis par la déforestation et la dégradation des forêts.

Tchad: réduction de 18,2% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénrio de référence, jusqu’à 71 % avec l’aide internationale.

Botswana: réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2010.

Argentine: réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”.

Mozambique: réduction des émissions de gaz à effet de serre, soit 76,5 millions de tonnes équivalent carbone (estimation qui reste à confirmer).

Sierra Leone: préparer les habitants à réduire leur empreinte carbone, réduite la vulnérabilité au changement climatique et augmenter la résilience.

Inde: réduction de l’intensité des émissions carbone du PIB de 33 à 34% en 2030 par rapport à 2005.  Entre autres moyens: porter à 40% la puissance installée de production d’électricité non fossile.

Paraguay: réduction de 10 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport au scénario “business as usual”, 20 % avec l’aide internationale.

(1) Intended Nationally Determined Contributions (INDCs)
(2) La proposition de l’Union européenne compte pour 28 pays et pour la Lettonie.
(3) 481 ppm équivalent CO2 dont 397 ppm de CO2 et 84 ppm équivalent CO2 pour les autres gaz à effet de serre: méthane, protoxyde d’azote, halocarbures...
(4) Les émission globales de 2010 ont été supérieures d’environ 30%  à celles de 1990, et les émissions en 2050 doivent être divisées par deux par rapport à 1990.
(5) Contrainte énergétique due aux crises pétrolières des années 1970 et désindustrialisation peuvent expliquer cette date pour l’Europe. Ce qui implique, pour les émissions futures, que la tendance "business as usual" est depuis des années à la baisse dans l'Union européenne, comme maintenant aux Etats-Unis.

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