Si la conscience du réchauffement global, de ses origines énergétiques et de ses impacts néfastes pour l’avenir peut marquer des points à l’approche de la conférence des Nations-Unies sur le climat, début décembre à Paris (1), qu’en est-il de la conscience de l’importance réelle de l’énergie dans le fonctionnement de l’activité humaine ? Celle-ci ne semble pas encore assez forte pour faire vaciller la pleine foi en la croissance du PIB chez de grands décideurs. Exemple avec Pierre Moscovici, Commissaire européen aux affaires économiques, et Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du MEDEF.

185 conférences, plus de 10 000 visiteurs attendus... A la fois salon et congrès, le 1er World Efficiency mettra en valeur, du 13 au 15 octobre, au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, les solutions au changement climatique qui s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire ou d’économie bas carbone.

Préfigurant un accord à Paris en décembre, les près de 120 propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, représentant 146 pays, se montrent globalement inaptes à limiter le réchauffement à +2°C alors que cette limite s’avère elle-même déjà risquée. Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Iran, Irak, Libye, Emirats arabes unis ou encore Venezuela, tous grands producteurs de pétrole et/ou de gaz, n’ont pas envoyé de “contributions”. En revanche, l’Arménie propose un système de quotas, et des pays comme le Gabon, l’Ethiopie, les Comores, la Moldavie, la Namibie, ou encore les Philippines, se montrent à leurs niveaux ambitieux, en grande partie sous réserve d’une aide internationale.

Prévue début décembre à Paris, la conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21) va coïncider avec un phénomène El Nino fort sinon très fort. Officiellement présent depuis le printemps dans l’Océan Pacifique, ce phénomène aggravant du réchauffement global a déjà commencé à semer ses drames, par exemple en affectant durement les récoltes céréalières en Amérique centrale, où “des centaines de milliers de petits paysans ont perdu une partie ou la totalité de leurs récoltes”, selon la FAO. Et si la tendance actuelle du réchauffement se poursuit, les climatologues promettent un doublement de la fréquence des El Nino extrêmes au XXIème siècle…

Lancé par un collectif rassemblant de nombreuses organisations laïques et religieuses et ayant lieu le 1er de chaque mois, le mouvement du jeûne pour le climat se définit comme un geste de solidarité envers les victimes du changement climatique, et comme un acte de pression pour un accord climat ambitieux à la conférence climat de Paris, en décembre 2015.

Les leaders de B Team, un organisme rassemblant notamment des dirigeants de grandes entreprises, dont les milliardaires Richard Branson et François-Henri Pinault, ont demandé aux négociateurs “climat” des Nations-Unies d’intégrer dans l’accord qui doit être signé en fin d’année à la Conférence de Paris (COP21), l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre dès 2050. Ils appellent les gouvernements à cesser leurs subventions aux énergies fossiles.

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