C’est pour la première fois un économiste qui a pris la tête du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)... Le nouveau president, Hoesung Lee, est de surcroît notamment un ancien du pétrolier Exxon et du fabricant de voiture Huyndai... Mais il souligne l’importance de mettre en place un système de prix pour le carbone.

Sur les mois de juillet-août-septembre, le phénomène El Nino a en moyenne atteint un niveau “fort” avec une température de surface au centre de l’Océan Pacifique tropical de +1,5°C par rapport à la normale. Parvenant début octobre à une anomalie de +2,4°c en moyenne hebdomadaire, El Nino progresse donc maintenant vers son stade le plus intense.

Si la conscience du réchauffement global, de ses origines énergétiques et de ses impacts néfastes pour l’avenir peut marquer des points à l’approche de la conférence des Nations-Unies sur le climat, début décembre à Paris (1), qu’en est-il de la conscience de l’importance réelle de l’énergie dans le fonctionnement de l’activité humaine ? Celle-ci ne semble pas encore assez forte pour faire vaciller la pleine foi en la croissance du PIB chez de grands décideurs. Exemple avec Pierre Moscovici, Commissaire européen aux affaires économiques, et Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du MEDEF.

185 conférences, plus de 10 000 visiteurs attendus... A la fois salon et congrès, le 1er World Efficiency mettra en valeur, du 13 au 15 octobre, au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, les solutions au changement climatique qui s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire ou d’économie bas carbone.

Préfigurant un accord à Paris en décembre, les près de 120 propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, représentant 146 pays, se montrent globalement inaptes à limiter le réchauffement à +2°C alors que cette limite s’avère elle-même déjà risquée. Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Iran, Irak, Libye, Emirats arabes unis ou encore Venezuela, tous grands producteurs de pétrole et/ou de gaz, n’ont pas envoyé de “contributions”. En revanche, l’Arménie propose un système de quotas, et des pays comme le Gabon, l’Ethiopie, les Comores, la Moldavie, la Namibie, ou encore les Philippines, se montrent à leurs niveaux ambitieux, en grande partie sous réserve d’une aide internationale.

Prévue début décembre à Paris, la conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21) va coïncider avec un phénomène El Nino fort sinon très fort. Officiellement présent depuis le printemps dans l’Océan Pacifique, ce phénomène aggravant du réchauffement global a déjà commencé à semer ses drames, par exemple en affectant durement les récoltes céréalières en Amérique centrale, où “des centaines de milliers de petits paysans ont perdu une partie ou la totalité de leurs récoltes”, selon la FAO. Et si la tendance actuelle du réchauffement se poursuit, les climatologues promettent un doublement de la fréquence des El Nino extrêmes au XXIème siècle…

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