Confirmation. Si les publicités -omniprésentes sur certaines chaînes de télévision- mettent en avant prime "écolo", crédit facile et "harmonie" avec la nature pour tenter le chaland, il s'avère selon l'Agence européenne de l'environnement , que les voitures neuves vendues en Europe en 2017 émettent en moyenne plus de CO2 qu'en 2016, comme en France. Développement des voitures lourdes de type SUV, déclin du diesel... Il y a comme un problème côté constructeurs.

Pourquoi faire croire qu'un véhicule électrique est un véhicule “zéro émission” ? En France, les émissions de CO2 d'une voiture électrique durant toute sa "vie" équivaut à 40% des émissions d’une voiture thermique (essence, diesel) de puissance égale, selon l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Au niveau mondial, son gain carbone se révèle même "négligeable". La voiture personnelle ne doit-elle donc pas simplement décliner avec la déplétion de l'or noir ?

Pour Drivy, le Top 3 des villes les plus dynamiques en termes de locations de voitures entre particuliers a été en 2015 Ajaccio, Bordeaux et Montpellier, devant Paris.

Selon l'ADEME, les services d’autopartage, actuellement en plein développement, pourraient représenter 30 % des flux de voyageurs en 2050. Ils s'affirment également comme de réels moyens de limiter le nombre de véhicules et le nombre de kilomètres parcourus, donc au total la quantité de gaz à effet de serre émise par les transports. "Autolib' par exemple permet à Paris d’éviter 1 849 000 km parcourus en voiture – particulière ou partagée- par mois.

Organisation des transports en commun, de ses réseaux et gares “multimodales”, participation des usagers aux choix des itinéraires, covoiturage et mobilité partagée favorisés par les smartphones, capteurs pour fluidifier le trafic, gratuité de certains modes de déplacement... Alors que l'on se dirige vers une baisse de la production de pétrole à terme, les leviers existent pour diminuer de manière volontaire les consommations d'énergie et favoriser une transition réelle dans les transports, avec des véhicules bien plus remplis.

Vous pensiez avoir acheté une voiture sobre émettant relativement peu de CO2, disons 115 grammes par kilomètre (classe B) ? Si on dit qu'elle émet en fait 141 g/km en conduite réelle (équivalent à la classe D), on a toutes les chances d'être plus proche de la réalité. Les émissions affichées par les constructeurs restent en effet en dessous de la réalité, du fait d'un test trop irréaliste.

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