Pourquoi faire croire qu'un véhicule électrique est un véhicule “zéro émission” ? En France, les émissions de CO2 d'une voiture électrique durant toute sa "vie" équivaut à 40% des émissions d’une voiture thermique (essence, diesel) de puissance égale, selon l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Au niveau mondial, son gain carbone se révèle même "négligeable". La voiture personnelle ne doit-elle donc pas simplement décliner avec la déplétion de l'or noir ?

Organisation des transports en commun, de ses réseaux et gares “multimodales”, participation des usagers aux choix des itinéraires, covoiturage et mobilité partagée favorisés par les smartphones, capteurs pour fluidifier le trafic, gratuité de certains modes de déplacement... Alors que l'on se dirige vers une baisse de la production de pétrole à terme, les leviers existent pour diminuer de manière volontaire les consommations d'énergie et favoriser une transition réelle dans les transports, avec des véhicules bien plus remplis.

S'il est "parfaitement conforme au droit", le projet de nouvel aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes n'en oublie pas moins un "point de détail": celui des émissions massives de gaz à effet de serre qu'il permet en facilitant la croissance du trafic aérien. Avec la COP21,  illustrera-t-il le décalage entre les vibrants discours appelant à la lutte face au réchauffement et les actes qui contribuent à renforcer la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, version schizophrénie ?

Avez-vous déjà imaginé que des capteurs adroitement placés sur votre voiture -et également sur toutes les autres- pourraient fluidifier la circulation en zone urbaine, permettant même la suppression des feux tricolores ? Un chercheur français a calculé que le gain en CO2 d'un tel système serait équivalent à une généralisation des véhicules électriques en ville: il réduirait de 20 à 30 %  les émissions de gaz à effet de serre totales (ville+route) de chaque véhicule thermique.

Les Franciliens sont très largement favorables à la gratuité des transports en commun (83%), au développement de services de partage de vélos ou d'automobiles (73%) et au covoiturage (69%) pour limiter la pollution de l'air. C'est ce qui ressort d'un rapport de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) faisant suite à la pollution aux particules fines qui a sévi au printemps 2014 et à la mise en place de la circulation alternée pendant une journée à Paris.

Le vélo est non seulement un moyen de transport on ne peut plus sobre en CO2 et complétement adapté aux déplacements courts, mais il reste également un véhicule réparable s'inscrivant facilement dans une logique d’économie circulaire. Exemple à Dijon où l’association La Bécane à Jules récupère les anciens modèles, promeut l’usage de la petite reine et développe sa marque vintage RE FAB-DIJON, avec des vélos uniques montés à partir d’anciens modèles...

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