Un nouveau modèle scientifique a calculé que, si les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines perdurent comme aujourd’hui, la fonte des glaces de l’Antarctique, au Pôle Sud, va s’enclencher durablement et pourrait porter à plus de 2 mètres dès 2100 la hausse du niveau moyen de la mer. Deux fois plus que ce prévoyait jusqu’alors le GIEC...

Si les émissions de CO2 dues à la combustion de pétrole, de charbon et de gaz sont données en baisse pour 2015, la concentration atmosphérique de CO2 n’a quant à elle jamais augmenté aussi vite... Et ce n’est pas que de la faute d’El Nino. Explications.

Etablissant de nouveaux records de température moyenne, à la fois à la surface des continents et à la surface des océans, le mois de février 2016 a vu certains thermomètres dépasser les +5°C par rapport à la moyenne 1981-2010, notamment en Europe de l’Est, en Russie centrale ainsi que dans l’Alaska. L’hiver 2015-2016 a été le plus chaud jamais enregistré depuis l’époque préindustrielle. Boostée par El Nino, 2016 pourrait surpasser le record de 2015 qui a déjà pulvérisé celui de 2014...

En janvier, la Terre a été plus chaude de 1,13°C par rapport à la moyenne des mois de janvier de la période 1951-1980, selon le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la Nasa. C'est la plus forte anomalie mensuelle de température jusqu'alors enregistrée depuis le début de l'époque industrielle.

Avec les sécheresses et moindres saisons de végétation qu’il provoque, l’actuel phénomène El Nino 2015-16 booste la concentration de CO2 dans l’atmosphère. A l'observatoire de Mauna Loa à Hawai, la barre des 405 ppm a été pulvérisée samedi 6 février avec près de 5 ppm de plus qu’un an plus tôt ! C’est plus de deux fois le taux de croissance moyen des dix dernières années. Mauna Loa ne devrait plus jamais de notre vivant repasser sous les 400 ppm qui vont être puissamment franchis cette année en moyenne mondiale.

La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie fait appel de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui, fin janvier, a donné raison à Total dont le “permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux” dit “Permis de Montélimar”, avait été abrogé par l’Etat en 2011. Question de cohérence avec la lutte contre le changement climatique et pour la réduction de l’usage des énergies fossiles.

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