Avec + 0,94°C par rapport à la moyenne du XXème siècle contre 0,90°C en 2015, soit bien plus de +1°C par rapport à l'époque préindustrielle, 2016 est l'année la plus chaude enregistrée depuis que l'on effectue ce type de calcul, selon l'agence américaine NOAA. Les cinq années les plus chaudes ont toutes été enregistrées depuis 2010.

La concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a augmenté de 3,38 parties par million en 2016 à la station référence de Mauna Loa à Hawaï. Elle a ainsi atteint 404,21 ppm en moyenne contre 400,83 en 2015. En données corrigées des variations saisonnières, la concentration de CO2 a dépassé fin 2016 la barre des 405 ppm.

Lutter spécifiquement contre les émissions de méthane en parallèle de la réduction des émissions de CO2 favoriserait un ralentissement à court terme du réchauffement planétaire avec en prime une baisse de la pollution à l'ozone, nocive pour la santé humaine et les écosystèmes en général. C'est ce que souligne une étude scientifique menée par le Laboratoire des sciences du climat et l'environnement et qui montre également que l'augmentation de la concentration atmosphérique de méthane s'est nettement accélérée depuis 2014.

Bizzare ! Cet automne, la superficie globalement occupée par les banquises de l'Arctique et de l'Antarctique est non seulement à un niveau plancher record pour la saison, mais elle est en plus non conforme à l'évolution habituelle de ses variations saisonnières. C'est comme si la banquise arctique avait du mal à se reconstituer malgré l'arrivée de la nuit polaire tandis qu'une plate-forme glaciaire de la Péninsule antarctique, la barrière de Larsen, menace de céder d'ici la fin de l'été austral, selon l'agence américaine NSIDC.

Remise en cause de l'Accord de Paris sur le climat, arrêt des versements financiers des Etats-Unis pour les projets des Nations-Unis sur les changements climatiques, revitalisation de l'industrie du charbon, accentuation de la recherche de gaz et de pétrole de schistes, réactivation de l'oléoduc Keystone... Tels sont quelques "projets" du prochain président américain Donald Trump... Avec l'assurance, s'ils sont appliqués, d'une augmentation des émissions de gaz à effet de serre en provenance des Etats-Unis.

La réduction progressive de l'utilisation des hydrofluorocarbures (HFCs) doit éviter une nouvelle aggravation future supplémentaire du réchauffement global. Cette bonne nouvelle ne règle pas pour autant le problème central du réchauffement planétaire, celui des énergies fossiles -pétrole, charbon, gaz- que les sociétés humaines doivent abandonner pour conserver un environnement viable.

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