La réduction progressive de l'utilisation des hydrofluorocarbures (HFCs) doit éviter une nouvelle aggravation future supplémentaire du réchauffement global. Cette bonne nouvelle ne règle pas pour autant le problème central du réchauffement planétaire, celui des énergies fossiles -pétrole, charbon, gaz- que les sociétés humaines doivent abandonner pour conserver un environnement viable.

Alors que la longue série de records mensuels non-stop (mai 2015 - août 2016) s'achève pour l'agence américaine NOAA, septembre 2016 fait néanmoins partie des deux mois de septembre les plus chauds enregistrés depuis 1880. Les neuf premiers mois de 2016 dépassent de 0,99°C la moyenne du XXe siècle, soit bien plus de +1°C par rapport à la fin de l'époque préindustrielle.

Une étude publiée par Oil Change International souligne que le respect de l'objectif de l'Accord de Paris sur le climat nécessite d'arrêter le développement des extractions, forages, pompages et autres fracturations pour les charbon, pétrole et gaz. Selon elle, certains gisements actuels devront même "cesser leurs activités avant leur exploitation complète".

Ayant battu en mars le record de son plus faible pic de superficie annuel, la banquise de l'Arctique a atteint en septembre sa plus faible surface d'été depuis 2012, avec seulement 4,1 millions de kilomètres carrés pris par les glaces. Sur la calotte polaire du Groenland, entre le 1er janvier et la mi septembre, le dégel a pu dépasser 100 jours sur certains secteurs de l'extrême nord et du sud-ouest, avec une tendance à la baisse de l'albédo, favorisant elle-même une amplification de la fonte des glaces.

16ème mois consécutif à battre son record de température selon l'agence américaine NOAA, le mois d'août a clairement dépassé, comme les précédents de cette année, les 1°C d'anomalie par rapport aux niveaux préindustriels. Et on ne peut plus vraiment compter sur le phénomène "refroidissant" La Nina pour faire retomber la fièvre de 2016...

Les mois de septembre et d'octobre sont les mois de l'année qui connaissent naturellement pour la planète les plus faibles taux de concentration de CO2, en particulier à l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaï. Pour la première fois, ils s'annoncent ici supérieurs en moyenne à 400 ppm.

Informations supplémentaires