En janvier, la Terre a été plus chaude de 1,13°C par rapport à la moyenne des mois de janvier de la période 1951-1980, selon le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la Nasa. C'est la plus forte anomalie mensuelle de température jusqu'alors enregistrée depuis le début de l'époque industrielle.

Si 2015 a très largement dépassé toutes les années précédentes en termes de réchauffement global, 2016 risque bien elle-même la dépasser encore d’une tête. Ce qui ferait avec 2014 (elle-même plus chaude que les précédentes) trois années records consécutives... C’est ce qui ressort des premières tendances concernant la température moyenne du mois de janvier autour du globe. Selon les données du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la Nasa, janvier 2016 a atteint le record de + 1,13°C par rapport à la moyenne de température des mois de janvier sur la période 1951-1980... +1,33°C par rapport à janvier 1880. C’est encore plus qu’en décembre, mois qui avait déjà été marqué par une anomalie record de +1,11°C par rapport à la période 1951-1980 à la NASA. Sur les mois de novembre, décembre et janvier, l’anomalie atteint +1,09°C.

Depuis 4 mois, toutes les anomalies de température mesurées au Goddard Institute dépassent +1°C tandis que les données de janvier du centre NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) doivent être publiées dans les prochains jours. Cette situation est bien sûr attribuée à El NIno qui actuellement est à son stade extrême et booste également la concentration de CO2 dans l’atmosphère, en affaiblissant dans les zones tropicales le rôle de pompe à dioxyde de carbone des végétaux. Il est à ce jour envisagé que cette influence s’efface vers le milieu 2016.

Selon l’Institut de la Terre de James Hansen à la Columbia University, des parties de la région arctique, incluant l’Alaska, ont été en janvier de l’ordre de 10°C au dessus de leur moyenne.

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