Submersion, érosion, salinisation: C’est avec ces trois armes que l’augmentation du niveau de la mer va redécouper et redéfinir, y compris en France, les littoraux durant ce XXIème siècle, selon un nouveau rapport de scientifiques français. Reste à savoir dans quelles proportions et avec quelles mesures d’adaptation : renforcement ou reconstruction des ouvrages ? Abandon de zones basses sensibles ? Délocalisation de populations, de biens et d’activités ?

Avec 3 ou 4°C de plus qu’aujourd’hui, nous risquons de connaître durant ce siècle, en plus des vagues de chaleur, précipitations extrêmes, inondations des zones côtières et autre insécurité alimentaire croissante, des phénomènes planétaires irréversibles : pertes importantes de biodiversité et de services rendus par la nature, changements soudains dans les systèmes de fonctionnement de la Terre... Alors que fait-on maintenant ?

Avec + 0,85°C par rapport à la température moyenne du XXème siècle, le mois mars 2015 est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques du centre de données de l’agence américaine NOAA. La période janvier-mars 2015 établit elle aussi un record. Alors qu’on donne à El Nino -boosteur de la température à la surface de la Terre- 60 % de chances de se poursuivre jusqu’à la fin 2015 au moins, ces données positionnent déjà 2015 en bonne place pour établir un nouveau record de réchauffement global.

En mars, la concentration moyenne de CO2 a dépassé, en valeur corrigée des variations saisonnières, la barre des 400 ppm à l’Observatoire Mauna Loa, à Hawaï. Pour la journée du 7 avril, le “thermomètre” du dioxyde de carbone s’est approché de la barre des 405 parties par million avec 404,65 ppm, nouveau record.

Ayant étudié les rendements agricoles de 67 pays en développement qui ont subi entre 2003 et 2013 au moins une catastrophe naturelle de moyenne ou grande envergure (inondations, sécheresses, tempêtes, tsunamis... ), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime à 70 milliards de dollars les dommages pour les cultures et l’élevage de ces états. Continents les plus touchés: l’Asie et l’Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne.

La période décembre–janvier–février 2014-2015 a été pour la planète la plus chaude enregistrée depuis plus d'un siècle selon le centre de données de l’agence américaine NOAA. Malgré le froid ayant sévi à l’est du continent nord-américain, la température moyenne constatée à la surface des continents de l’hémisphère nord, a dépassé la moyenne du 20ème siècle de 1,73°C.

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