Les concentrations des gaz à effet de serre de type gaz carbonique, méthane et protoxyde d’azote ont établi de nouveaux records en 2014, selon l’Organisation météorologique mondiale: près de 398 ppm pour le CO2, plus de 1830 ppb pour le CH4 et environ 327 ppb pour le N2O. L’OMM confirme également que l’effet de l’ensemble des gaz à effet de serre persistants représente désormais une concentration de 481 ppm équivalent CO2. Ce qui, ironie du sort, est à peu près la concentration maximum à obtenir en 2100 si l’on veut conserver au moins deux chances sur trois de rester dans la limite d’un réchauffement de +2°C depuis l’époque préindustrielle...

Si le mois de septembre a été plus frais que la moyenne 1981-2010 sur l'Atlantique Nord et une partie de l’Europe occidentale, notamment la France, il reste le 5ème mois consécutif à battre son record de température moyenne au niveau du globe terrestre, avec +0,9°C par rapport à la moyenne des mois de septembre du XXème siècle, selon l’agence américaine NOAA. Comme quoi on n’a pas forcément la température moyenne mondiale en ouvrant sa porte !

Nos rejets anthropiques de CO2 peuvent déclencher des phénomènes naturels d’amplification des émissions de gaz à effet de serre ainsi que de puissantes retroactions.

Si température et carbone forment un couple instable, on peut discerner une autre union délicate : celle de la température, de l’eau et aussi du vent.

Nouveau mois record en août, période janvier-août la plus chaude jamais enregistrée... Boostée par El Nino, l’année 2015 est appelée à surpasser de quelque 0,1°C le précédent record de température moyenne de la planète -établi seulement l’an passé- selon les climatologues James Hansen et Makiko Sato. Cette année sera ainsi plus chaude d’environ 1°C par rapport au début du XXème siècle...

A terme, réchauffement et fonte des glaces pourraient induire une modification de la circulation thermohaline, puissant courant marin et régulateur planétaire de chaleur qui participe à la douceur du climat en Europe. Selon le GIEC, le ralentissement de l'AMOC (circulation méridienne de renversement de l'Océan Atlantique) est très probable durant ce siècle (90 à 100% de chances), avec une ampleur allant jusqu'à 54% de déclin si l'on continue sur la tendance actuelle.

Informations supplémentaires