Alors que le Comité économique, social et environnemental (CESE) et France Stratégie ont sélectionné dix indicateurs phares (inégalités, bien-être, climat, emploi, biodiversité, etc.) pour compléter la notion insatisfaisante de produit intérieur brut (PIB), d’autres proposent plutôt de remplacer ledit PIB selon ses usages, ou bien de le diviser en trois parties: une pour mesurer le produit de la nature, la deuxième pour évaluer la production de l’économie réelle et la troisième pour la finance...

Si notre modèle énergétique reste centralisé, à Bristol (Angleterre), les habitants produisent eux-mêmes, financent et économisent de l’énergie par le biais d’une entreprise locale, Bristol Energy, et avec l'appui d’un réseau citoyen.

Qu’il s’agisse de tempêtes, de signes de dépérissement ou d’adaptation de la sylviculture, les changements climatiques transforment déjà les forêts. Ici, il n’est pas question de discuter la réalité du “réchauffement”, on considère que “la sagesse, c’est de ne pas attendre”. Conséquence: les stratégies d’adaptation se développent, se multiplient, s’affinent avec le temps.

Et si le PIB était devenu un phare qui, telle une sirène, nous guidait non pas vers le chemin du progrès et du bonheur mais vers les récifs les plus acérés des limites de notre environnement ?

L'économie circulaire a de l'avenir. Une étude réalisée par le CREDOC souligne que « le souhait de changer la société en profondeur n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui », que « le rapport à la propriété des objets évolue, y compris dans le domaine du logement » et que « 73% des Français estiment que la crise actuelle va durablement affecter leur manière de consommer ». 

Si l’Union européenne se félicite d’avoir presque déjà rempli son objectif 2020 en terme de réduction de gaz à effet de serre, la réalité est moins rose: ne tenant pas compte des émissions importées, cette baisse est en partie due à la crise économique. Le marché du carbone s’est en plus effondré, laissant libre court au redéploiement de centrales à charbon. Et si on instaurait un prix plancher des permis d’émission pour le réanimer ? C'est ce que propose le "think tank" Terra Nova.

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