Afin d'orienter les investissements "vers les projets et les produits les plus favorables au climat", l'économiste Alain Grandjean, le directeur exécutif du WWF France Pascal Canfin et le président du conseil d'administration d'Engie (ex-GDF-Suez) Gérard Mestrallet, proposent de guider, grâce à un prix plancher et un prix plafond qui augmenteraient régulièrement, le prix du carbone au niveau du marché européen. Mais ils proposent également de ménager les centrales à gaz.

Rénovation du bâtiment, traités européens, PIB… Les groupes de travail de The Shift Project ont pour objectif de proposer « des mesures opérationnelles, en accord avec les constats scientifiques, pour guider la prise de décision au sein des entreprises et des institutions publiques ».

Pour le think tank The Australia Institute, "l'industrie du charbon menace le secteur du tourisme" en Australie. Si le blanchissement de la Grande barrière de corail perdure, cette région de l'état du Queensland pourrait en effet perdre plus d'un million de visiteurs par an, estime-t-il. Sans compter les services gratuits qu'apportent les récifs coralliens: alimentation, biodiversité, protection des côtes, stockage de carbone, recherche...

Investir dans les renouvelables, stopper les subventions aux combustibles fossiles, réduire les émissions de méthane dans la production de pétrole et de gaz, réduire l’utilisation des centrales à charbon les moins efficaces, augmenter l’efficacité énergétique... Telles sont pour l’Agence internationale de l’énergie (IEA) cinq actions clés qui permettraient de provoquer un pic des émissions de gaz à effet de serre dès 2020.

Dans un appel au G7, plus de 80 organisations de professionnels de la santé rappellent les nuisances du charbon et soulignent les bienfaits d'une transition vers les énergies renouvelables, d'une agriculture soutenable ou encore de l’efficacité énergétique dans le bâtiment: moins de décès prématurés, moins de désastres sanitaires dus à la pollution et aux changements climatiques, moins de dépenses de soins...

Le réseau de surveillance des marchés du carbone, Carbon Market Watch, a publié une note dans laquelle il explique comment la distribution de quotas carbone gratuits permet à d’anciens pays de l’Europe de l’Est, notamment la République Tchèque, la Roumanie et surtout la Pologne, de financer des centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles, en particulier au charbon. 12 milliards d’euros sont concernés pour la période 2013-2019.

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