Pour le think tank The Australia Institute, "l'industrie du charbon menace le secteur du tourisme" en Australie. Si le blanchissement de la Grande barrière de corail perdure, cette région de l'état du Queensland pourrait en effet perdre plus d'un million de visiteurs par an, estime-t-il. Sans compter les services gratuits qu'apportent les récifs coralliens: alimentation, biodiversité, protection des côtes, stockage de carbone, recherche...

Investir dans les renouvelables, stopper les subventions aux combustibles fossiles, réduire les émissions de méthane dans la production de pétrole et de gaz, réduire l’utilisation des centrales à charbon les moins efficaces, augmenter l’efficacité énergétique... Telles sont pour l’Agence internationale de l’énergie (IEA) cinq actions clés qui permettraient de provoquer un pic des émissions de gaz à effet de serre dès 2020.

Dans un appel au G7, plus de 80 organisations de professionnels de la santé rappellent les nuisances du charbon et soulignent les bienfaits d'une transition vers les énergies renouvelables, d'une agriculture soutenable ou encore de l’efficacité énergétique dans le bâtiment: moins de décès prématurés, moins de désastres sanitaires dus à la pollution et aux changements climatiques, moins de dépenses de soins...

Le réseau de surveillance des marchés du carbone, Carbon Market Watch, a publié une note dans laquelle il explique comment la distribution de quotas carbone gratuits permet à d’anciens pays de l’Europe de l’Est, notamment la République Tchèque, la Roumanie et surtout la Pologne, de financer des centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles, en particulier au charbon. 12 milliards d’euros sont concernés pour la période 2013-2019.

Si les mécanismes donnant un prix au carbone se multiplient, ce prix reste inférieur à 10 $ la tonne de CO2 pour 85% des émissions concernées. C’est bien en dessous de ce qu’il faudrait pour limiter le réchauffement global à moins de 2°C. Le think tank spécialiste de la transition carbone The Shift Project propose à l’Union européenne d’instaurer dans son marché carbone un “prix plancher” qui serait chaque année relevé...

Si l’on prend en compte le cumul des émissions de CO2 des pays depuis le XIXème siècle, et non pas les seules émissions annuelles, alors on peut estimer que les Etats-Unis et les pays européens (sur la base de l’Union à 28) portent chacun le quart de la responsabilité historique du réchauffement global, contre un peu plus de 10% seulement pour la Chine. A 22 euros la tonne de carbone (prix du carbone en France en 2016), cela leur ferait une “dette carbone” commune de l’ordre de 4000 milliards d’euros...

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