Selon Michael Kumhof, expert en modélisation économique au FMI, une baisse « géologique » de la production d’or noir -à la suite du "peak oil" mondial donc- menace de faire dévisser les PIB des pays importateurs et de faire exploser leurs déficits. Pour lui, on réduirait les effets des chocs pétroliers si l’on était capable de compenser le «manque» de pétrole (énergies de substitution, efficacité énergétique, etc.). Mais moins on sera « élastique », plus on aura du mal...

Réduction des émissions de gaz à effet de serre, réduction de la consommation énergétique finale, réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique... Votée ce mardi 26 mai par l’Assemblée nationale, la loi relative à la « transition énergétique pour la croissance verte » consacre, selon la volonté des députés, « un ensemble d’objectifs sans hiérarchie particulière entre eux ». Et avec certaines contradictions.

Pour l'Agence internationale de l'énergie, « il est nécessaire de prendre des mesures de grande ampleur avant 2020, date prévue d’entrée en vigueur d’un nouvel accord international sur le climat ». L'IEA propose des mesures pour le secteur énergétique qui représente de loin, selon elle, "la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique".

Réaliser les atlas des aquifères superficiels ainsi que des cartes relatives à la géothermie, faciliter l'insertion de la géothermie dans le bâtiment neuf ou rénové, assurer son développement, étudier la criticité des matières dans les domaines de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables... Tels sont quelques projets du nouvel accord ADEME - BRGM.

Selon le Commissariat général au développement durable, les énergies renouvelables ont atteint en France 14,2 % de la consommation finale d’énergie en 2013 au lieu de 15%. Le pays devra donc produire d’ici 2020 13 millions de tonnes équivalent pétrole supplémentaires d’éolien, de solaire, de bois-énergie ou encore de biogaz, pour respecter son objectif de 23 %. Cela représente un progrès 1,75 fois plus important que celui réalisé entre 2005 et 2013. Les enjeux les plus importants concernent l’éolien ainsi que le bois-énergie à des fins de chauffage.

Si la croissance des émissions mondiales de CO2 d’origine fossile reste à ce jour exponentielle, les statistiques du centre américain CDIAC montrent que différents pays riches d’Europe dont la France, l’Allemagne ou encore la Grande-Bretagne, ont passé le pic de leurs émissions dès les années 1970-1979, donc indépendamment du processus des conférences sur le climat (COP).

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