Pour l'Agence internationale de l'énergie, « il est nécessaire de prendre des mesures de grande ampleur avant 2020, date prévue d’entrée en vigueur d’un nouvel accord international sur le climat ». L'IEA propose des mesures pour le secteur énergétique qui représente de loin, selon elle, "la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique".

Réaliser les atlas des aquifères superficiels ainsi que des cartes relatives à la géothermie, faciliter l'insertion de la géothermie dans le bâtiment neuf ou rénové, assurer son développement, étudier la criticité des matières dans les domaines de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables... Tels sont quelques projets du nouvel accord ADEME - BRGM.

Selon le Commissariat général au développement durable, les énergies renouvelables ont atteint en France 14,2 % de la consommation finale d’énergie en 2013 au lieu de 15%. Le pays devra donc produire d’ici 2020 13 millions de tonnes équivalent pétrole supplémentaires d’éolien, de solaire, de bois-énergie ou encore de biogaz, pour respecter son objectif de 23 %. Cela représente un progrès 1,75 fois plus important que celui réalisé entre 2005 et 2013. Les enjeux les plus importants concernent l’éolien ainsi que le bois-énergie à des fins de chauffage.

Si la croissance des émissions mondiales de CO2 d’origine fossile reste à ce jour exponentielle, les statistiques du centre américain CDIAC montrent que différents pays riches d’Europe dont la France, l’Allemagne ou encore la Grande-Bretagne, ont passé le pic de leurs émissions dès les années 1970-1979, donc indépendamment du processus des conférences sur le climat (COP).

Baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, part des énergies renouvelables portée à 27 % de la consommation, économies d’énergie de 30% par rapport au scénario tendanciel: c’est la proposition de “paquet climat énergie” pour 2030 de la Commission européenne. Et c’est inférieur à ce qu’il conviendrait de faire, notamment selon le Réseau Action Climat France, par exemple en ce qui concerne la réduction des gaz à effet de serre.

Prolongeant le travail des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un rapport du PNUE, Programme des Nations-Unies pour l’Environnement, détaille des éléments et des indications chiffrées qui pourraient guider les négociateurs préparant la Conférence sur le climat (COP21) devant avoir lieu à Paris fin 2015... s'ils veulent vraiment que l'humanité parvienne à un accord mondial apte à limiter à +2°C le réchauffement global.

Sous-catégories

Informations supplémentaires