Le site “Monitoring atmospheric compositon and climate” (MACC) du programme européen Copernicus, a mis en ligne des cartes mondiales reflétant les concentrations de CO2 au jour le jour. Ces cartes montrent une concentration un peu plus forte entre l’équateur et les zones tempérées, plus particulièrement dans l’Hémisphère Nord. La moyenne des concentrations (qui évoluent selon les saisons) est restée supérieure à 400 ppm durant tout le printemps: 401,33 avril, 401,85 en mai et 401,3 en juin.

“Vivant” plus ou moins un siècle dans l’atmosphère, les molécules de CO2 se répartissent dans le temps de manière assez homogène autour du globe. Néanmoins, au jour le jour, leur distribution est nuancée par les flux à la surface du globe et le transport atmosphérique. La photosynthèse, la respiration, les échanges océaniques, les feux de biomasse et bien sûr toutes les émissions anthropiques, largement dues à l’extraction, au transport et à la consommation d’énergies fossiles, agissent sur la concentration locale et régionale de ce gaz à effet de serre. C’est ce que montrent des représentations de concentrations de dioxyde de carbone mis en ligne sur le site “Monitoring atmospheric compositon and climat” (MACC) du programme européen d’observation de la Terre Copernicus.

Des pics de CO2 à 410 ppm voire plus

On sait que la concentration de CO2 varie également au fil des saisons: maximale au printemps vers mai, elle atteint un minimum annuel vers septembre-octobre. Cette évolution s’explique par le fait que les continents se trouvent principalement dans l’Hémisphère Nord. Ainsi, pendant l’été, les besoins de la végétation jouent un rôle de pompe à CO2. Après l’été de l’Hémisphère Nord, la concentration de CO2 repart à la hausse pour atteindre son maximum au printemps suivant, et ainsi de suite.

Cette année, pendant tout le printemps, les moyennes mensuelles de concentration globale de CO2 (401,3 avril, 401,85 en mai et 401,3 en juin) ont dépassé pour la première fois dans l’histoire de notre société humaine, la barre des 400 ppm. En 2013, c’est "seulement" quelques pics journaliers qui avaient été recensés.  Maintenant que nous sommes en été, les concentrations redescendent et devraient avoisiner en moyenne 395-396 ppm au début de l’automne.

La carte de MACC représentant la concentration de CO2 le 14 juin dernier montre, comme toutes celle de ce mois-là, une concentration de CO2 plus forte de quelques “parties par million” (ppm) dans l’espace allant de l’équateur vers les zones tempérées, et plus particulièrement dans l’Hémisphère Nord. On note également des pics à 410 ppm voire plus. Les zones qui vont des zones tempérées vers les pôles ont en revanche des concentrations qui peuvent aller jusqu’à 390 ppm, notamment vers le Pôle Sud, la Sibérie et également le Canada.

Un mois de CO2 en animation

Une autre carte, reflétant pour sa part la journée du 5 juillet, illustre le début de l’action de pompage du CO2 par la végétation aux hautes latitudes de l’Hémisphère Nord, tandis que la situation reste similaire dans l’Hémisphère Sud. Notons également que les pics de CO2 sont toujours là. On les retrouve dans une animation proposée par MACC et montrant l’évolution des concentrations de dioxyde de carbone au mois de septembre 2013.

FacebookTwitterGoogle BookmarksLinkedin