L’importance des changements climatiques résumée pour les enfants

Faire des analogies entre la Terre et un être vivant, entre le réchauffement et de la fièvre, ou encore entre l'effet de serre et l'intérieur d'une voiture l'été, facilite la compréhension des changements climatiques.

Pour bien comprendre ce que les scientifiques appellent le réchauffement global ou les changements climatiques, imaginons que la Terre fonctionne un peu comme un être vivant, même si elle n’a pas de cerveau et même si elle ne grandit pas. La Terre tourne autour du soleil et autour d’elle-même: elle attrape la chaleur du soleil, elle fait fonctionner les vents, la pluie, les courants marins, elle rend possible l’existence des arbres, des animaux, des êtres humains...

La Terre a une fièvre dont le déclenchement est principalement dû à l’utilisation par les êtres humains de pétrole, de charbon et de gaz

Pour que tout cela fonctionne aujourd’hui normalement, la Terre a besoin d’une température d’environ 15°C. C’est comme un être humain: pour être en bonne santé et dans son état normal, il a besoin d’avoir une température d'environ 37°C, sinon il ne se sent pas bien... Et plus il a de fièvre, plus il est gravement malade: à 39-40°C, il reste dans son lit... A 42°C, il est conduit à l’hôpital...

Or, les scientifiques se sont rendus compte que la Terre avait de la fièvre, et de plus en plus de fièvre. Ils ont montré que le déclenchement de cette fièvre était principalement dû à l’utilisation par les êtres humains de pétrole, de charbon et de gaz. Ce que l’on appelle les énergies fossiles.

Le pétrole, le charbon et le gaz dont nous nous servons ont été fabriqués par la Terre avec des restes d’êtres vivants du passé. Le pétrole provient d’une vie marine vieille de dizaines de millions d’années (notamment ce que l’on appelle le plancton) et le charbon est fabriqué grâce à des végétaux terrestres ayant également vécu il y a très longtemps. Principalement appelé méthane, le gaz est lui aussi le résultat de la dégradation d’anciens êtres vivants, dont une partie peut se retrouver piégée dans des poches souterraines. Quand on brûle ces énergies, elles envoient dans l’atmosphère du CO2, que l’on nomme également gaz carbonique ou encore dioxyde de carbone. Il s’agit du CO2 que ces plantes ont absorbé durant leur vie pour rejeter de l’oxygène dans l’atmosphère.

Pour l’instant, la température de la Terre a augmenté de 0,85°C et ça se réchauffe plus à la surface des terres qu’à la surface des océans

Le CO2 est un gaz à effet de serre. Cela veut dire qu’il est capable de retenir un bon moment près du sol une partie de l’énergie des rayons du soleil. Il fonctionne un peu comme les vitres d’une voiture: quand il y a du soleil et que les vitres sont fermées, il fait beaucoup plus chaud à l’intérieur de la voiture qu’à l’extérieur.

C’est grâce aux gaz à effet de serre que la Terre a une température de 15°C. S’ils n’étaient pas là, la température en surface chuterait à – 18°C, un peu à la manière d’un congélateur. Mais les gaz à effet de serre, c’est comme les sucres: si on en a besoin, notamment quand on fait des efforts, il ne faut pas en manger trop, sinon on risque de devenir diabétique, ce qui est une grave maladie. De même, quand un océan contient trop de CO2, cela acidifie l’eau et les animaux marins ont de plus en plus de mal à fabriquer leurs coquilles.

Pour l’instant, la température de la Terre a augmenté de 0,85°C depuis que l’on utilise les énergies fossiles. Cela ne veut pas dire qu’il fait plus chaud partout de 0,85 °C, car ça se réchauffe plus à la surface des terres qu’à la surface des océans. En fait, cette chaleur supplémentaire assèche encore plus la terre là où il fait déjà sec, mais elle évapore également toujours plus d’eau sur les océans. Il y a donc plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère, ce qui donne plus de pluies. Mais ces pluies tombent vite et d'abord là où il pleut déjà beaucoup. Cela favorise les inondations, les glissements de terrain...

Pour que la fièvre de la Terre ne lui provoque pas une “maladie” qui serait définitivement défavorable à la vie humaine, il faut laisser la plupart des réserves de pétrole, de charbon et de gaz, dans le sous-sol de la Terre

En plus, le réchauffement de l’océan et la fonte des glaciers et des calottes glacières provoquent la hausse du niveau des mers, avec là encore de plus en plus d’inondations. Finalement, tout cela va chasser de plus en plus d’êtres humains de terres qui seront devenues invivables.

Pour que la fièvre de la Terre ne lui provoque pas une “maladie irréversible” qui serait définitivement défavorable à la vie actuelle, et à la vie des êtres humains en particulier, les scientifiques et les hommes politiques ont décidé qu’il ne fallait pas que cette fièvre augmente de plus de 2°C (ou mieux de 1,5°C) depuis le début de l’utilisation du charbon, puis du pétrole et du gaz. Cela veut dire qu’il faut laisser la plupart des réserves connues de ces énergies dans le sous-sol de la Terre.

Une grande réunion (COP comme conférence des pays-parties) réunissant dirigeants ou représentants de la plupart des pays de la planète, a lieu chaque année sur ce sujet depuis plus de 20 ans: après la France l'an passé (COP21), elle aura lieu cette année au Maroc (COP22), du 7 au 18 novembre.

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