La Norvège s’engage pour 2030 à une réduction d’au moins 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, en utilisant en cas d’accord avec l’Union européenne le système communautaire d’échange de quotas d’émissions. Elle vise la neutralité carbone d’ici 2050.

La Norvège a soumis sa contribution (INDC, intended nationally determined contribution) à l’ONU en vue d’un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en fin d’année à la conférence de Paris (COP21). Elle s’engage à réduire ses émissions de 40 % en 2030 par rapport à 1990, se calquant ainsi sur l’objectif de l’Union européenne des 28.

Cependant, les émissions norvégiennes sans l’usage des terres et les forêts (environ 50 millions de tonnes équivalent CO2) n’ont pas baissé depuis 1990, augmentant même légèrement de 5% entre 1990 et 2012. Seule l’activité forestière améliore cette comptabilité carbone.

Priorités: capture et le stockage du CO2, réduction des émissions dans le secteur des transports, développement de technologies à basses émissions pour l’industrie, énergies renouvelables, navigation respectueuse de l’environnement

Pour atteindre son objectif, la Norvège souhaite appliquer son engagement collectivement avec l’Union européenne, en utilisant le système communautaire d’échange de quotas d’émission. Elle va mener des négociations avec l’UE pour fixer les conditions d’un accord. S’il n’y a pas d’accord, son objectif restera cependant le même selon elle.

A plus long terme, la Norvège se fixe l’objectif de devenir une société à basses émissions à l’horizon 2050, avec un objectif de neutralité carbone à la même date, ce qui veut dire que les potentielles émissions seront alors compensés à l’extérieur du territoire.

Les priorités de ce pays producteur de pétrole pour atteindre ses buts sont la capture et le stockage du CO2, la réduction des émissions dans le secteur des transports, le développement de technologies à basses émissions pour l’industrie, les énergies renouvelables et une navigation respectueuse de l’environnement.

Les gaz à effet de serre concernés sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) ainsi que les composés (créés par l’homme pour ses activités) de type HFC (hydrofluorocarbure), PFC (perfluorocarbure), SF6 (hexafluorure de souffre) et NF3 (trifluorure d’azote).

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