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Dans la boîte à idées du GIEC... 1- Comment atténuer les changements climatiques

Produire de l’énergie de moins en moins « carbonée » et l’utiliser de manière de plus en plus efficace : voilà les deux principaux leviers devant nous permettre, d’après le GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) de limiter puis de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre de façon à conserver une chance de ne pas dépasser la limite de 2°C de réchauffement global depuis l’ère préindustrielle.

A l'approche de la 21ème Conférence des parties de Convention-cadre des Nations-Unis sur les changements climatiques (COP21), qui réunira en décembre à Paris, plusieurs dizaines de milliers de personnes avec l'ambition de trouver un accord universel permettant de limiter le réchauffement global à +2°C depuis l'époque préindustrielle, petit retour sur les besoins que font apparaître les risques relatifs au changement climatique, selon le GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat :

1- En termes d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

2- En termes de réduction de la vulnérabilité et de l’exposition au réchauffement global.

3- En termes d’adaptation aux changements climatiques.

Voici les possibilités énumérées par les scientifiques pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre de manière à limiter leur dangerosité pour l’avenir de la civilisation humaine.

- Fournisseurs d’énergie: « décarbonation » de la fabrication d’électricité avec les renouvelables mais aussi avec le nucléaire, le gaz naturel (pour remplacer le charbon jusqu’à 2050, mais pas après) et même les bioénergies et les technologies fossiles avec captage et stockage du CO2. Selon le GIEC, il faut que la part des sources d’énergie « bas carbone » soit multipliée par 3 ou 4 d’ici 2050, si l’on veut réduire les émissions de ce secteur de 90% au moins d’ici 2100. Bien sûr, le GIEC évoque les barrières d’un tel développement: gestion des déchets nucléaires, opposition d’opinions publiques... Changements d’ampleur dans les comportements, les modes de vie et la culture; découplage des émissions de gaz à effet de serre et de la croissance économique.

- Transports : nouvelles infrastructures et investissements de "re" développement urbain ; système de train à grande vitesse pour réduire les transports aériens de courte distance ; carburants issus du gaz (jusqu’à 2050) et de l’électricité ou de hydrogène « bas carbone » ; développement des transports publics dans les économies fortement urbanisées.

- Bâtiment : codes de construction bas carbone, changements d’ampleur des comportements, des modes de vie et de la culture ; développement et mutualisation de politiques énergétiques.

- Industrie : adoption de technologies bas carbone et de politiques d’efficacité énergétique ; recyclage et réutilisation du matériel ; réduction de la demande de produits et de services ; réduction des émissions d’halocarbures ; approche systémique et activités collaboratives entre secteurs d’activité et sociétés ; réduction et gestion des déchets (réutilisation, recyclage, fourniture d’énergie…).

- Agriculture et forêts : faire de ce secteur un puits de carbone avant la fin du siècle. Le secteur agricole et forestier est le seul qui montre une baisse des flux de CO2 dès maintenant, même s’il reste celui où le plus d’incertitudes existent ; reforestation et gestion des forêts (essences à croissance rapide, usage des résidus…), dans la limite de la vulnérabilité de ces milieux aux changements climatiques ; révision de la gestion des cultures et des pâturages, restauration organique des sols ; réduction des pertes dans les chaînes de production ; changement d’ampleur du régime alimentaire ; bioénergies à développer avec vigilance (émissions de gaz à effet de serre, sécurité alimentaire, ressources en eau, biodiversité…).

- Villes : choix des transports, habitat, comportements… La ville est considérée par le GIEC comme une fenêtre d’opportunités pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’autant qu’elle est habituellement plus émissive que la moyenne (par rapport à la population) ; investissements et accessibilité des transports ; stratégies d’occupation de l’espace ; mesures communes à plusieurs secteurs de la politique communale ; mutualisation des politiques.

- Finances : changements d’ampleur dans les modèles d’investissement ; baisse des investissements et des flux financiers pour les technologies fossiles conventionnelles: pétrole, charbon… ; augmentation des investissements et des flux financiers pour les technologies bas carbone: électricité, hydrogène… ; développement des financements publics et privés ; développement de politiques technologiques bas carbone ; réductions des subventions pour les activités riches en carbone ; taxe carbone.

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