La mobilité à très longue distance pourrait se maintenir d'ici le milieu du siècle, mais la mobilité à longue distance baisserait, selon des scientifiques travaillant avec le GIEC. Elle serait compensée par une croissance des sorties de proximité...

Collaborateurs du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) et membres d’un groupe international d’experts du changement climatique et du tourisme, les scientifiques Jean-Paul Céron et Ghislain Dubois ont réalisé un scénario de « développement durable et désirable » du tourisme d’ici à 2050. Ce scénario s’intègre dans la politique française de division de 4 des gaz à effet dans les 40 prochaines années. Il envisage une augmentation du taux de départ et conserve la possibilité, même exceptionnelle, de partir « à très longue distance ».

Avion en chute, décollage du train

Même avec de telles contraintes, le tourisme et les loisirs restent possibles. Néanmoins, « ils ne sont plus les mêmes. La mobilité à très longue distance se maintient. La mobilité à longue distance baisse. Elle est compensée par une croissance des sorties de proximité », explique Ghislain Dubois. Et les transports aériens et routiers chutent pendant que le train et le bus arrivent à représenter plus de la moitié des parts de marché en 2050 ! Ghislain Dubois imagine en particulier la création d’un véritable réseau TGV européen. C’est la fin de « l’hyper mobilité » et le développement du « slow tourisme », la fin des « vacances pour s’échapper » et l’avènement de nouveaux modes de vie, pouvant par exemple intégrer le temps de vacances dans le travail et vice versa.

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