Même si elles coûtent encore à ce jour plus cher que les constructions habituelles, les constructions à "basse consommation" restent de bons investissements pour les années à venir.

Le coût de la construction "écologique", “BBC” ou encore “à énergie positive”, est souvent cité comme un frein au développement des habitations moins gourmandes en énergie. Pour le même prix, aides comprises, l’acheteur qui n’est pas un convaincu, peut en effet estimer, de manière rédhibitoire, qu’il aura à sa disposition une superficie moins grande pour une habitation “basse consommation” que pour une habitation “normale”.

C’est une facette de la réalité. Mais elle se montre incomplète. En effet, le surcoût apparent de la construction écologique doit être considéré comme un véritable investissement pour l’avenir de son patrimoine.

D’un côté, cet investissement sera assez vite amortis dans le temps, grâce aux économies réalisées. On compte généralement actuellement une dizaine d'années d’amortissement pour un surcoût de l'ordre de 15%. D’un autre côté, il pérennisera la valeur du logement quand la même habitation classée “non durable” verra sa valeur se déprécier à cause de ses trop lourds besoins en énergie.

Des richesses de plus en plus “contraintes”

Pour faire son choix (construire, rénover), il faut également conserver à l'esprit deux paramètres importants:

1- Le surcoût de la construction "écologique" est surtout dû à l'utilisation de techniques ou de matériaux moins employés. Il tend donc à diminuer dans le temps.

2- Malgré l'actuel bas prix du pétrole, l’augmentation des prix de l'énergie, (et également par ailleurs de l’eau) est un mouvement de fond qui va aller crescendo, de manière plus ou moins violente et erratique. Ce phénomène sera notamment dépendant de la situation climatique qui (du fait même de son inertie) va s’aggraver dans les décennies qui viennent, et des tensions qui peuvent déjà exister entre l’offre et la demande de pétrole. Même si elles restent encore giganstesques en volume, des richesses comme le pétrole (et l’eau) en sont au stade où elles seront de plus en plus “contraintes”, avec des approvisionnements moins sécurisés. Autrement dit, la durée d’amortissement d’un investissement réalisé aujourd’hui (investissement notamment destiné à être moins dépendant des énergies fossiles) peut à tout moment se réduire de manière très sensible en cas de crise aiguë.

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