Difficile d’affirmer qu’une tempête est la conséquence des changements climatiques. Mais le réchauffement crée en mer une situation qui peut être favorable aux tempêtes.

Pour se former en mer, le cyclone ou typhon a en particulier besoin d’une température minimale de surface de l’eau de l’ordre de 27°C et, aussi, d’une température froide en altitude. Il paraît cohérent que le risque grandisse, primo quand la superficie d’océan à 27°C augmente, ce qui est prévu ; et secundo, quand la température de la haute atmosphère, en bas de la stratosphère (au-dessus de 8 à 15 kilomètres d’altitude environ, selon la latitude) a plutôt tendance à baisser, ce qui est observé et en particulier attribué au « trou d’ozone », selon le GIEC.

Il faut également rappeler qu’un vent est schématiquement créé à partir de l’interaction entre une masse d’air froid et une masse d’air chaud. Plus le différentiel est important, plus le vent peut être violent. Imaginons juste un instant la situation suivante : courant océanique fortement ralenti en Mer de Norvège, d’où masse d’air très froid, contre masse d’air très chaud plus au sud… Résultat : Tempête. C’est ce genre de grande confrontation froid-chaud qui a par exemple provoqué en France les tempêtes de 1999. Mais bien sûr, difficile d’affirmer que « c’est la faute du changement climatique », car la météo est naturellement variable.

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