Sorte d'aiguillon des orientations gouvernementales, le Centre d'analyse stratégique -France Stratégie- souligne les risques d'un pétrole au prix élevé et volatil. Il estime que diminuer notre dépendance aux hydrocarbures, dont la facture d'importation a "directement contribué à la crise de la dette", s'impose "pour la bonne santé de notre économie", et de la biosphère. Il considère même "nécessaire de développer un système de réponse d'urgence en cas de crise d'approvisionnement" afin d'être en mesure de "réduire rapidement la demande": restrictions de circulation, augmentation des fréquences des transports publics...

François Hollande veut faire de la France un modèle d'excellence écologique. Il ouvre sans doute là le chantier le plus important de son mandat. Mais avec quelle conscience de l'urgence climatique? Et avec quelle "transition" énergétique ?

Lors du 5ème Sommet de la Terre, ces 20, 21 et 22 juin de l'année 2012 à Rio de Janeiro au Brésil, un vrai grand changement aurait été que chefs d’état et grands « décideurs » gravent dans le marbre une réalité en en tirant toutes les conséquences : la notion de développement « soutenable » -qui existe simplement parce que les capacités de la Terre ont des limites dont le respect nous est vital- a en fait pour grand objectif le bien-être de tous les hommes et leurs enfants, aujourd’hui comme demain.

Particulièrement optimiste pour le développement du solaire photovoltaïque (jusqu'à 29% de la production électrique mondiale en 2050) et des véhicules électriques (69% du marché des transports routiers à la même date), un rapport de Carbon Tracker Initiative et du Grantham Institute, estime que la forte chute des coûts financiers de ces technologies va prochainement stopper la croissance de la demande de pétrole, demande qui se stabiliserait en 2020-2030, puis déclinerait... A moins que le pic pétrolier géologique de l'"offre" n'en décide autrement.

A Berrien (Finistère), une carrière va être reconvertie en centrale photovoltaïque-éolien-stockage à l'horizon 2020: la production d’électricité des panneaux solaires et des éoliennes sera optimisée grâce au stockage d’énergie que permettra une centrale hydroélectrique pouvant pomper de l’eau en hauteur pour la conserver et la turbiner selon les besoins. But: créer une filière EnR+Micro-STEP, par exemple pour les friches industrielles.

La coopérative Enercoop est le premier acteur à être agréé pour la gestion des contrats d'achat d'électricité renouvelable. Voulu par la loi relative à la transition énergétique, cet agrément met fin à un monopole de certains opérateurs sur l'achat d'électricité subventionnée, principalement EDF. Il pourra "rapprocher producteurs et consommateurs dans une logique de circuit court", selon Emmanuel Soulias, directeur général d'Enercoop.