Primé dès l'année de sa production en 2012 au Festival international du film insulaire de l'Ile de Groix, Heritage Fight est le récit engagé du combat entre des aborigènes et éco-citoyens de la péninsule de Broome en Australie, et le gazier Woodside voulant implanter sur leurs terres du Kimberley, avec le soutien du gouvernement, un gigantesque complexe énergétique de 45 milliards de dollars. Un documentaire d’Eugénie Dumont qui montre la “détermination collective” exemplaire des aborigènes. Actuellement en salle.

Péninsule de Broome, dans le Nord-Ouest de l’Australie. Ici, au bord de l’Océan Indien, les aborigènes de la communauté Goolarabooloo vivent sur une terre toute rouge. Cette terre où l’on trouve encore des empreintes fossilisées de dinosaures, est leur héritage, leur culture, leur vie. Mais cette terre abrite également du gaz, du gaz convoité par l’énergéticien Woodside qui, soutenu par le gouvernement, a décidé d’implanter un gigantesque complexe gazier de 45 milliards de dollars...

Caméra au poing, Eugénie Dumont a appris à connaître les aborigènes et a finalement épousé leur combat face au géant gazier. Le résultat, c’est le film documentaire engagé Heritage Fight. Au-delà de la beauté toute crue de la nature du Kimberley, la réalisatrice y dépeint la “détermination collective” exemplaire des aborigènes et des éco-citoyens qui les soutiennent. Au moins deux leçons y sont bonnes à retenir pour notre propre destin.

Leçon 1: « Si l’on veut rendre un rêve possible, il faut le rêver ensemble »

« Si l’on veut rendre un rêve possible, il faut le rêver ensemble ». C’est la leçon numéro 1 que donne à voir ce film documentaire où le pot de fer n’a pas forcément la partie gagnée d’avance face au pot de terre... C’est en effet la capacité de “détermination collective” des plus "faibles" qui, ici, finira par faire la différence.

Leçon 2: « Nos terres protègent et font évoluer notre culture. Elles font sa force »

« Nos terres protègent et font évoluer notre culture. Elles font sa force ». C’est la seconde leçon que nous offrent des aborigènes pour lesquels chaque arbre, chaque morceau de terre est vivant et participe à leur culture qui elle-même le protège. Vouloir leur enlever leur terre, c’est quelque part menacer de tuer leur culture, leur tranquillité, leur bonheur. Si cette approche peut sembler bien loin de notre monde développé, elle constitue en revanche, en partie au moins, ce “quelque chose” qui nous manque encore pour réagir vraiment tous ensemble et chacun de notre côté, face à notre avenir climatique.

Film sorti dans les salles le 8 octobre.

Sélections

Festival international du Film documentaire océanien (Tahiti, 2014)

International film Festival (Melbourne, 2013)

Festival de films de l’Environnement (Montréal, 2013)

Festival international du Film d'environnement (Paris, 2013)

FICMA (Barcelone, 2013)

Rencontres internationales du cinéma des Antipodes (St Tropez, 2012)

Prix

Prix du Public du Festival international du Film insulaire de l'Ile de Groix 2012

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