Née en région Rhône-Alpes, l’opération de sensibilisation “Manger bio et local, c’est l’idéal” possède désormais, sous l’égide de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB), une dimension nationale, de la région Rhône-Alpes au Nord-Ouest en passant par le Sud-Est, le Sud-Ouest, l’Alsace, la Bretagne, Paris...

“Le bio et le local ne s’opposent pas, bien au contraire ils se complètent. La consommation de denrées alimentaires produites localement réduit le nombre d’intermédiaires, diminue les transports polluants et contribue activement à renforcer la vitalité économique de nos territoires. Toutefois les méthodes de production de ces aliments locaux ont également un impact sur l’environnement. Consommer bio et local est doublement intéressant !” C’est avec cette approche que les groupements de producteurs bio du réseau de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) ont pu se mobiliser l'an passé autour d’une campagne intitulée “Manger bio et local c’est l’idéal”.

"Faciliter l’accessibilité géographique et économique des produits bio"

Au programme: une semaine de rencontres, portes ouvertes, projections, débats et autres animations locales dans de nombreux départements, en particulier dans le Sud-Ouest, la région Rhône-Alpes, le Sud-Est, l’Alsace, la Bretagne, le Nord-Ouest, Paris... Au total, plus de 200 manifestations étaient programmées dans l'Hexagone. L'occasion pour beaucoup de découvrir toutes les initiatives qui ont été lancées ces dernières années “pour favoriser, selon les responsables, les circuits courts en agriculture biologique, avec un double objectif : faciliter l’accessibilité géographique et économique des produits bio”. Ces circuits passent notamment par la vente à la ferme, les marchés, les magasins de producteurs, les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), les systèmes de paniers, la vente en ligne, la restauration collective...

Des producteurs bio profitent également de ce type de moment pour expliquer que “les méthodes de production des aliments bio cultivés localement ont un impact positif sur notre environnement proche” , ou encore qu’̀“à surface égale, une ferme bio nécessite davantage de main-d’oeuvre qu’une ferme conventionnelle (2,4 unités de travail contre 1,5), participant ainsi au maintien d’une économie locale et rurale”, et tout en offrant des aliments de saison “diversifiés”, “sains”, “respectueux de l’environnement”.

Produits de qualité à prix corrects, mise en valeur du savoir-faire local...

“Pour nous, jeunes agriculteurs, la vente en circuits-courts est une démarche incontournable qui nous permet de défendre un modèle économique local. En évitant les intermédiaires, nous vivons de notre production. Le consommateur quant à lui achète des produits de qualité à un prix correct. Un contact privilégié est créé”, expliquent par exemple les membres de Collines Bio, groupement de producteurs basé à Romans-sur-Isère, dans la Drôme.

“Nous avons repris une ferme laitière en 2009, puis avons créé l’atelier de transformation fromagère car nous souhaitions nous orienter vers une vente en circuits courts, racontent Kathy et York Schieberlein, éleveurs à la Ferme aux sources de la Coise, à Larajasse, dans le Rhône. “Aujourd’hui nous commercialisons sur un marché bio à Lyon, dans un point de vente collectif bio à Brindas (ouest Lyonnais) et auprès d’une organisation de producteurs bio dénommée Bio A Pro. L’idée de Bio A Pro est de trouver des débouchés aux agriculteurs dans des structures collectives, à l’échelle des départements du Rhône et de la Loire : collèges, lycées, restauration d’entreprises.”

“Le bio et local c’est la politique de la maison ! annoncent eux aussi les chefs Gaël et Mickaël Tourteaux, du restaurant étoilé Flaveur, à Nice. Nous souhaitons travailler au plus près de la saisonnalité des produits. Nous mettons en avant des produits du comté de Nice, ainsi que le savoir-faire local.”

Lancée en Rhône-Alpes en 2007 par des producteurs bio, l’initiative “Manger bio et local c’est l’idéal” est maintenant incontournable dans cette région avec le réseau Corabio et des producteurs qui vont à la rencontre des consommateurs. Elle est relayée dans les régions du réseau de la FNAB depuis trois ans, assurant du coup sa dimension nationale.

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