Avec sa campagne internationale Slow fish, l’association Slow food veut encourager pêcheurs, consommateurs, poissonniers et chefs cuisiniers, à faire des choix plus responsables.

Tous les deux ans, l’association Slow food organise une campagne internationale “Slow fish” pour “multiplier les initiatives qui mettent en valeur les acteurs de la pêche artisanale et les espèces négligées, et qui poussent à une réflexion sur l’état et la gestion des ressources halieutiques.” Son point d’orgue a lieu sur le vieux port de Gênes, “avec un grand espace dédié à l’information des consommateurs, à la sensibilisation des enfants, à la confrontation entre acteurs de la pêche durable”. Sans oublier les dégustations. L'organisation tient également à développer "des initiatives locales dans le monde entier et des projets pour soutenir les communautés qui pratiquent une pêche artisanale et responsable". 

Cette opération passe bien sûr par la diffusion de dépliants, et par internet à partir www.slowfoodfrance.com. Visant à alerter l’opinion sur l’état de certains stocks, les responsables de Slow food conseillent de consommer, ou de faire consommer, du poisson pêché artisanalement, et plutôt du poisson local, adulte, de saison, avec une préférence pour les espèces au cycle de vie court -petits poissons pélagiques notamment. Les populations de ces espèces peuvent en effet se reconstituer rapidement.

Eviter les espèces d'élevage qui consomment des farines de poisson sauvage

Il est en revanche conseillé d’éviter les espèces menacées -thon rouge, saumon sauvage d’Atlantique, requins, cabillaud nordique, espadon…- et celles qui sont élevées de manière intensives en consommant de la farine de… poisson sauvage (celui-là même que nous pourrions consommer directement): saumon d’élevage, crevettes tropicales…

Par ailleurs, la campagne Slow fish est l’occasion de rappeler que la pêche industrielle qui, grâce aux progrès technologiques, “ne connaît plus de limites géographiques”, “détruit les écosystèmes marins” et rejette à l’eau environ 30 millions de tonnes de vie marine par an, morte ou blessée, parce qu’elle n’a pas de marché. “Une véritable tragédie écologique et un gaspillage invraisemblable de nourriture”, dénonce Slow food.

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