Selon l'ADEME, les services d’autopartage, actuellement en plein développement, pourraient représenter 30 % des flux de voyageurs en 2050. Ils s'affirment également comme de réels moyens de limiter le nombre de véhicules et le nombre de kilomètres parcourus, donc au total la quantité de gaz à effet de serre émise par les transports. "Autolib' par exemple permet à Paris d’éviter 1 849 000 km parcourus en voiture – particulière ou partagée- par mois.

Une étude co-financée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et réalisée par le bureau de recherche 6-t, a cherché à mieux comprendre le phénomène de l'autopartage en interrogeant des usagers d'Autolib' et de Mobizen, services de partage respectivement "en trace direct" (le véhicule se déplace d'un point A à un point B) et "en boucle" (le véhicule revient toujours à son point de départ), pour mieux connaître leurs pratiques et leurs motivations.

"Autolib' est un service apprécié pour sa facilité et souplesse d’usage, grâce notamment aux places de stationnement réservées et à l’absence de retour obligatoire du véhicule à la station d’origine. Les usagers d’Autolib’ se tournent ainsi vers ce service en substitution d’une voiture individuelle mais aussi d’autres modes de transport et notamment les transports en commun", explique l'ADEME. Pour ces "autolibeurs", qui ne se séparent pas forcément de leur véhicule personnel, les fréquences d'usage sont élevés: 57% indiquent utiliser une autolib' plus de deux fois par semaine. L'ADEME précise également que bon nombre d'usagers utilisent ce mode de transport pour aller au travail.

Des systèmes adaptés à l’utilisation des véhicules électriques en milieu urbain

Contrairement aux utilisateurs d'Autolib', les usagers de Mobizen ne marquent pas de préférence marquée pour la voiture comme mode de transport, mais renforcent plutôt leur utilisation de transports alternatifs. Dans les deux cas, les pics d'utilisation ont lieu le week-end. Ces deux services s'affirment également comme de réels moyens de limiter le nombre de voitures en circulation et le nombre de kilomètres parcourus: un véhicule Mobizen remplace sept voitures particulières et une véhicule Autolib' trois. "Autolib' permet selon cette étude d’éviter 1 849 000 km parcourus en voiture – particulière ou partagée – par mois contre 308 000 km évités par Mobizen", précise encore l'ADEME.

Selon l'Agence, ces services d'autopartage sont donc des solutions de mobilité à encourager. "Les deux types d’autopartage, en boucle ou en trace directe, sont complémentaires. Un renforcement de cette complémentarité, y compris avec les autres modes de transports (collectifs, vélo …), est à rechercher pour accroître les changements de comportement vers des modes de déplacement à moindre impact énergétique et environnemental. Cela pourrait passer par des mesures sur la tarification ou encore le partage d’infrastructure entre l’autopartage en boucle et en trace directe …. Par ailleurs, les systèmes d’autopartage sont particulièrement adaptés à l’utilisation des véhicules électriques en milieu urbain car ils permettent d’optimiser leur utilisation (trajets fréquents, de courte à moyenne distance) et ainsi, d’améliorer le bilan environnemental global du véhicule électrique", ajoute l'ADEME.

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La synthèse de l'étude

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