Notre-Dame-des-Landes

L'abandon de Notre-Dame-des-Landes sera-t-il effectivement une bonne nouvelle pour le climat futur ? Question saugrenue en apparence tant la réponse évidente, en ce moment de liesse écolo, apparaît être "oui". Comme il est évident que le retrait du projet est bénéfique pour les zones humides et pour la biodiversité de ce morceau de campagne. Seul détail, et il apparaît tout aussi évident: si l'on ne construit plus rien à Notre-Dame-des-Landes, on promet en revanche d'agrandir les actuels aéroports de Nantes-Atlantique et Rennes Saint-Jacques pour qu'ils puissent digérer l'augmentation du nombre de voyageurs sur laquelle on table dans les prochaines décennies, c'est-à-dire pour qu'ils puissent augmenter leurs capacités d'atterrissages, de décollages, etc.

Dit autrement, les gaz à effet de serre que les avions n'émettront jamais via NDLL seront émis, au moins en partie, via Nantes et Rennes. Jolie perspective en effet !... Et qui est à l'image de nos actuelles actions un tantinet schizophréniques pour lutter contre le réchauffement planétaire. Une véritable bonne nouvelle pour le climat eut été que l'on profite de ce retrait pour au contraire viser à moins prendre l'avion, autant collectivement qu'individuellement. Folie ? Non. Cela illustre juste la vraie difficulté dans laquelle se trouve notre société face à sa dépendance au pétrole.

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