Baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, part des énergies renouvelables portée à 27 % de la consommation, économies d’énergie de 30% par rapport au scénario tendanciel: c’est la proposition de “paquet climat énergie” pour 2030 de la Commission européenne. Et c’est inférieur à ce qu’il conviendrait de faire, notamment selon le Réseau Action Climat France, par exemple en ce qui concerne la réduction des gaz à effet de serre.

Prolongeant le travail des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un rapport du PNUE, Programme des Nations-Unies pour l’Environnement, détaille des éléments et des indications chiffrées qui pourraient guider les négociateurs préparant la Conférence sur le climat (COP21) devant avoir lieu à Paris fin 2015... s'ils veulent vraiment que l'humanité parvienne à un accord mondial apte à limiter à +2°C le réchauffement global.

Pour construire un mix électrique entièrement constitué d’énergies renouvelables et “qui puisse satisfaire la consommation” d’ici 35 ans, un rapport de l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie mise sur la “complémentarité" du tandem éolien-photovoltaïque, sur de nouvelles éoliennes à plus grandes pales, sur la multiplication des solutions de stockage ainsi que sur de nouvelles technologies restant à développer...

Doit-on débrancher des énergies concentrées telles que le pétrole et le charbon pour concentrer et brancher des énergies bien plus diffuses comme le solaire ? Pour l’expert américain du pic pétrolier, John Michael Greer, il serait autrement plus efficace de développer le solaire en valorisant et en optimisant ses propres atouts: produire localement de la chaleur, pour l’eau, le chauffage des logements, la cuisson, l’activité économique qui en besoin... Question de thermodynamique.

Filiale de la Caisse des dépôts, CDC Climat a établi un "Panorama des financements climatiques” en France. Pour 2011, cette étude arrive à un total de 22,2 milliards d’euros d’investissements dont 9 pour les énergies renouvelables et 8,3 pour l’efficacité énergétique. Si une partie des financements nécessaires à la transition énergétique est donc réalisée, il en faudrait néanmoins deux fois plus.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 %, accroissement de l’efficacité énergétique de 20 %, augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation de 20%... Le Cabinet Deloitte a étudié la mise en œuvre des objectifs énergie-climat 2020 de sept pays européens - Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni.

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