Digues anti inondations, abris anti cyclones, maisons flottantes, désalinisation, technologies d’économie d’eau, boisement et reboisement, microfinance, fonds de prévoyance « catastrophes », corridors écologiques, banques alimentaires, services climatiques, systèmes d’alertes, planification d’évacuation... Voici quelques-uns des outils préconisés par le GIEC pour notre adaptation aux changements climatiques actuels et à venir.

Développement humain, réduction de la pauvreté, sécurité des moyens de subsistance, gestion des risques de catastrophe, gestion des écosystèmes, aménagement des territoires... Tels sont pour le Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) les grands axes de travail qui doivent être développés pour que l'Humanité puisse devenir moins vulnérables aux changements climatiques.

L'utilisation du pétrole, du charbon et du méthane (gaz dit « naturel ») est la première cause du réchauffement global. En brûlant les énergies fossiles, on transfère en fait du carbone stocké jusqu’alors dans un cycle long, géologique, se mesurant en millions d'années, vers un cycle beaucoup plus court, se calculant plutôt en dizaines sinon en centaines d'années. Allant vers la surchauffe, ce cycle est celui de la vie, celle des végétaux, des animaux, de nous-mêmes.

Des climats qui ont déjà commencé à changer et qui vont continuer à le faire quoi que l'on fasse, mais une situation qui, en dépassant un réchauffement global de +1,5°C ou de +2°C, s'aggravera jusqu'à devenir dramatique pour les êtres humains... Petit tour d’horizon de ce que que démontrent les scientifiques qui travaillent sur la problématique climatique, aux politiques, décideurs économiques, médias... Pour ceux qui ne savent (toujours) pas, pour ceux qui n’y croient pas (encore), pour ceux qui s’en foutent (pour le moment). Pour tous.

Les données du 5e rapport du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dont la synthèse a été étudiée rendue public début novembre 2014 à Copenhague, peuvent si évidemment les dirigeants politiques le désirent, servir de base aux négociations devant aboutir à la conférence sur le climat de Paris fin 2015, celle-ci affichant l’ambition de trouver un accord planétaire apte à limiter le réchauffement global à +2°C depuis l’époque préindustrielle. Si c’est le cas, une question centrale sera de savoir comment partager entre tous les pays du monde les émissions dans l’atmosphère des quelques 1000 milliards de tonnes de CO2 qu’il ne faut pas dépasser d’ici 2100 si nous Humanité voulons réellement conserver une chance de ne pas léguer à nos enfants une Terre carrément hostile. Or, nous en émettons actuellement environ 40 milliards de tonnes par an et nous avons suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon, pour en émettre bien plus que ça...

Selon Michael Kumhof, expert en modélisation économique au FMI, une baisse « géologique » de la production d’or noir -à la suite du "peak oil" mondial donc- menace de faire dévisser les PIB des pays importateurs et de faire exploser leurs déficits. Pour lui, on réduirait les effets des chocs pétroliers si l’on était capable de compenser le «manque» de pétrole (énergies de substitution, efficacité énergétique, etc.). Mais moins on sera « élastique », plus on aura du mal...

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