La fiscalité carbone n'est pas "punitive": elle est juste une autre façon d’articuler l’impôt, consistant à taxer les émissions de gaz à effet de serre pour détaxer le travail. Elle est l’alpha et l’omega “pour modeler progressivement les modes de production et de consommation”. C’est ce que rappelle Nicolas Hulot. Mais à quand maintenant une vraie fiscalité écologique, juste “plus intelligente” ?

Même si les décideurs politique restent timides à ce sujet, le concept de fiscalité écologique se développe. On connaît la taxe carbone afin d'imposer crescendo la consommation d’énergies fossiles et de détaxer en parallèle le travail humain, l'objectif étant de basculer dans une dynamique de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Il y a également la TVA circulaire qui serait modulée selon les qualités écologiques de chaque produit/ Le but: évaluer des impacts actuellement économiquement ignorés.

Alors que les actuelles propositions en vue de la COP 21 pour limiter le réchauffement à + 2°C ne suffisent pas comme l'indique lui-même François Hollande, le président français a reconnu que, pour parvenir à cet objectif, il fallait “renoncer à utiliser 80 % des ressources d’énergie fossile”. Il reste à dire ce qu’implique vraiment la perspective de laisser sous terre les 4/5 des réserves actuelles de pétrole, charbon, gaz...

Les collectivités locales de la planète formellement engagées dans la lutte contre les changements climatiques représentent à ce jour 11-12% de la population mondiale et une économie d’émissions de gaz à effet de serre d’environ 1,5 milliard de tonnes équivalent CO2 d’ici 2020, selon Ronan Dantec qui a copiloté début juillet le Sommet Climat et Territoires à Lyon, en vue de la COP21. Quand les villes et régions représentant les près de 90 % autres êtres humains s'y mettront-elles ? Tic tac, tic tac...

La question climatique suppose que l'on prenne des décisions pouvant être difficiles aujourd'hui pour des résultats qui ne viendront que dans des dizaines d'années.

Produire de l’énergie de moins en moins « carbonée » et l’utiliser de manière de plus en plus efficace : voilà les deux principaux leviers devant nous permettre, d’après le GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) de limiter puis de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre de façon à conserver une chance de ne pas dépasser la limite de 2°C de réchauffement global depuis l’ère préindustrielle.

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