Alors que plusieurs compagnies pétrolières, dont Total, Shell ou encore BP, ont proposé de développer le gaz à la place du charbon dans le but affiché de réduire les émissions de CO2 issues des combustibles fossiles, une étude de l’organisme spécialiste du risque carbone pour les investisseurs, Carbon Tracker, met en garde concernant les limites de la croissance des projets à venir concernant le gaz naturel liquiéfié (GNL).

Traitement des déchets, élevage, consommation de viande, agriculture, fertilisants, agroforesterie... Pour David Holmgren, cofondateur du concept de permaculture, accroître le stockage du CO2 de l’atmosphère -nécessaire pour arriver à une société neutre en carbone d'ici quelques dizaines d'années et ainsi contenir le réchauffement à +2°C- passe par la reconstitution du “capital naturel de l’humus des sols”.

Des scientifiques veulent préciser le lien entre des déformations sédimentaires provoquant des glissements sous-marins, au fond de la Mer Noire en Roumanie, et la déstabilisation d’hydrates de méthane entraînant des émissions de gaz à effet de serre... Ce qui rappelle que ces clathrates peuvent donner des cauchemarder, même si elles font rêver certains.

S’ils sont ressentis comme des catastrophes inévitables, le changement climatique et le pic pétrolier peuvent apparaître suffisamment terrifiants pour que beaucoup d’entre nous évitent le sujet et ne rentrent donc pas en action. Pour favoriser les impulsions positives et les stratégies de changement désirables, l’Anglais Rob Hopkins propose de retourner la courbe de Hubbert. Ainsi, le pic devient une fosse... de laquelle nous allons sortir.

Alors qu’il apparaît évident que la société mondialisée risque se retrouver coincée dans les tenailles constituées par le réchauffement climatique et la “descente énergétique” suivant le pic pétrolier mondial, la solution d’avenir la plus désirable consiste, d’après le mouvement des Villes en transition, à réinventer localement des systèmes de vie résilients aux chocs à venir.

« Retirer les capitaux du problème pour les injecter dans les solutions » : c’est ce que l’ONG 350.org invite chacun à faire, notamment à travers une journée internationale du désinvestissement. Fin 2014, « 181 institutions et gouvernements locaux et 656 particuliers détenant plus de 50 milliards de dollars d’actifs se sont engagés à retirer leurs fonds des combustibles fossiles », estime-t-elle. En France, elle demande au Fonds de réserve des retraites, qui dépend de la Caisse des Dépôts, de retirer plus de 2 milliards d’euros investis dans l’industrie fossile.

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