Efficacité énergétique, énergies renouvelables, sylviculture, agriculture, déchets, reforestation, technologies... Le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) a publié un rapport qui recense des actions pouvant selon lui -en complément des promesses actuelles en vue de la COP21- replacer l’humanité dans une trajectoire qui pourrait encore permettre de conserver des chances de limiter le réchauffement global à +2°C.

Venant d’être envoyée aux Nations-Unies, l’édition 2015 du rapport français d’inventaire des gaz à effet de serre estime que le pays a émis 491,2 millions de tonnes équivalent CO2 en 2013... à plus ou moins 50 millions de tonnes près ! Une telle marge d’erreur s’explique non pas par les émissions de dioxyde de carbone, mais par les incertitudes liées aux autres gaz à effet de serre: protoxyde d’azote, méthane, hydrofluorocarbures.

Même s’ils pourraient freiner la croissance des émissions, les plus de 140 plans d’actions nationaux proposés aux Nations-Unies pour la conférence - climat de Paris, début décembre, mèneraient le monde à dépenser en deux décennies, 75% du quota d’émissions de CO2 que l’humanité ne doit pas dépasser si elle veut conserver 2 chances sur 3 de limiter le réchauffement global à +2°C. C’est ce que montre un rapport de l’ONU. Décodage.

Ancien président du Conseil national pour la fiscalité écologique, l’économiste Christian de Perthuis propose l’adoption d’un système de bonus-malus à l’échelle mondiale pour les gaz à effet de serre. Quand un pays serait au dessus du niveau moyen d’émission par habitant, il paierait un malus. Quand il serait en dessous, il gagnerait un bonus. Ce qui permettrait à la fois d’instaurer un prix mondial du carbone et d’aider beaucoup de pays à lutter contre les effets du réchauffement...

En compagnie notamment de Shell et de BP, Total demande aux gouvernements un prix du carbone au niveau mondial pour faciliter une sortie du charbon -et pour assurer le développement du gaz. Posture cynique ou nouvelle stratégie de développement ? En tout cas, même si on laissait dès aujourd’hui tout le charbon sous terre, le budget carbone alloué par le GIEC pour respecter la limite de +2°C ne permet pas de brûler les actuelles réserves prouvées de pétrole et de gaz.

Initialement, le pellet est une source d’énergie renouvelable issue de sciures de la filière bois. Performante, écologique, cette ressource est néanmoins limitée. En Europe, où des centrales à charbon brûlent également ces granulés, on a dépassé la limite: importations galopantes, broyage d’arbres pour produire de la matière première... Et émissions de CO2.

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