Employés en remplacement des CFC et autres HCFC qui détruisent la "couche" d’ozone, les HFC sont néanmoins de puissants gaz à effet de serre. Dans un pays comme la France, leurs émissions ont augmenté de plus de 1300% en masse depuis 1990 et représentent désormais 4% des émissions nationales. Au niveau mondial, la programmation de leur élimination doit faire l’objet de travaux en 2016, dans le cadre du Protocole de Montréal...

François Hollande, son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, ou encore le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont appelé à limiter le réchauffement à +1,5°C si possible, à l'ouverture de la conférence climat de Paris. Or, pour avoir deux chances sur trois de ne pas dépasser les 1,5°C, il ne faut plus émettre que 200 milliards de tonnes de CO2, selon les données du GIEC, soit plus ou moins 5 ans des émissions mondiales actuelles...

Soit les exportations de notre pétrole se poursuivent bien et avec les pétrodollars on limite nos émissions de gaz à effet de serre, soit on brûle notre pétrole pour assurer notre propre développement intérieur dans le cas où la lutte mondiale pour limiter le réchauffement global à +2°C (nécessitant que 80% des réserves actuelles exploitables d’énergies fossiles restent sous terre) nous pose trop de problèmes. C’est en substance le message de l’Arabie Saoudite à l’approche de la COP21. Cynique.

Visant un niveau d’émission de gaz à effet de serre de 140 millions de tonnes équivalent CO2 en 2050 contre un peu moins de 500 actuellement, la France met en place un système de budgets carbone décroissants avec le temps. La réduction des émissions françaises doit notamment être stimulée par la montée en puissance de la "contribution climat-énergie", la baisse de l’intensité carbone, les économies d’énergies, l’économie circulaire....

Atteindre l’objectif d’un réchauffement global limité à +2°C nécessite non seulement de fortes baisses des émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaine mais aussi, selon le Programme des Nations-Unies pour l’environnement, un développement des « technologies à émissions négatives », notamment les incertaines "biotechnologies associées à la capture et au stockage du carbone"...

Pour financer l’aide à l’adaptation au changement climatique, les chercheurs Lucas Chancel et Thomas Piketty proposent dans une étude de l’Ecole d’économie de Paris, de lever 150 milliards d’euros annuels grâce à une contribution répartie entre les personnes émettant le plus. Ou, à défaut, grâce à une taxe sur les billets d’avion.

Sous-catégories

Informations supplémentaires