Avec + 0,85°C par rapport à la température moyenne du XXème siècle, le mois mars 2015 est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques du centre de données de l’agence américaine NOAA. La période janvier-mars 2015 établit elle aussi un record. Alors qu’on donne à El Nino -boosteur de la température à la surface de la Terre- 60 % de chances de se poursuivre jusqu’à la fin 2015 au moins, ces données positionnent déjà 2015 en bonne place pour établir un nouveau record de réchauffement global.

En mars, la concentration moyenne de CO2 a dépassé, en valeur corrigée des variations saisonnières, la barre des 400 ppm à l’Observatoire Mauna Loa, à Hawaï. Pour la journée du 7 avril, le “thermomètre” du dioxyde de carbone s’est approché de la barre des 405 parties par million avec 404,65 ppm, nouveau record.

Ayant étudié les rendements agricoles de 67 pays en développement qui ont subi entre 2003 et 2013 au moins une catastrophe naturelle de moyenne ou grande envergure (inondations, sécheresses, tempêtes, tsunamis... ), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime à 70 milliards de dollars les dommages pour les cultures et l’élevage de ces états. Continents les plus touchés: l’Asie et l’Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne.

La période décembre–janvier–février 2014-2015 a été pour la planète la plus chaude enregistrée depuis plus d'un siècle selon le centre de données de l’agence américaine NOAA. Malgré le froid ayant sévi à l’est du continent nord-américain, la température moyenne constatée à la surface des continents de l’hémisphère nord, a dépassé la moyenne du 20ème siècle de 1,73°C.

En 2014, la température moyenne à la surface de la Terre a atteint 14,59°C, soit 0,69°C de plus que la moyenne du 20ème selon l’agence américain NOAA et 0,04°C de plus que le précédent record (2010, 2005). Elle atteint 16,67°C à la surface des océans (+0,57°C) et 9,5°C à la surface des continents (+1°C).

Vagues de chaleur records, pluies torrentielles, inondations de grande ampleur… L’OMM a dressé un premier bilan météo de 2014. Pour Michel Jarraud, le Sécrétaire général de l’OMM, «ce qui est particulièrement inhabituel et alarmant cette année, ce sont les températures anormalement élevées constatées à la surface des océans sur de vastes superficies, y compris dans l’hémisphère Nord. Les émissions records de gaz à effet de serre et l’accumulation de ces gaz dans l’atmosphère rendent très incertain l’avenir de la planète, qui risque de devenir beaucoup plus inhospitalière ».

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