Le site “Monitoring atmospheric compositon and climate” (MACC) du programme européen Copernicus, a mis en ligne des cartes mondiales reflétant les concentrations de CO2 au jour le jour. Ces cartes montrent une concentration un peu plus forte entre l’équateur et les zones tempérées, plus particulièrement dans l’Hémisphère Nord. La moyenne des concentrations (qui évoluent selon les saisons) est restée supérieure à 400 ppm durant tout le printemps: 401,33 avril, 401,85 en mai et 401,3 en juin.

Où va s’arrêter la fièvre de la Terre en 2015 ? Alors que le mois de juin a encore battu un record de température moyenne, que le premier semestre 2015 est le plus chaud depuis que l’on fait des relevés, et que le record des “douze mois consécutifs les plus chauds” tombe quasiment tous les mois depuis près d’un an, le phénomène El Nino s’annonce “fort” dans la deuxième partie de l’année, selon les prévisions de l’agence américaine NOAA...

Difficile d’affirmer qu’une tempête est la conséquence des changements climatiques. Mais le réchauffement crée en mer une situation qui peut être favorable aux tempêtes.

Alors que des jours de canicule sont en vue sur l’Hexagone, la fièvre de la Terre n’arrête pas de battre des records en cette année 2015: mars le plus chaud, hiver le plus chaud, mai le plus chaud, printemps le plus chaud, les cinq premiers mois de l’année les plus chauds jamais enregistrés, cela sur terre comme en mer… Et ce n’est a priori pas fini: le phénomène El Nino monte actuellement en puissance et devrait se faire ressentir toute l’année.

Nous émettons dans l’atmosphère environ deux fois plus de carbone que n'en absorbent les océans et les écosystèmes terrestres, ce qui provoque le réchauffement global de la planète, générant lui-même des désordres météorologiques.

Alors que le mois de mai 2015 a établi un nouveau record de concentration atmosphérique de dioxyde de carbone à l’observatoire de Mauna Loa, à Hawaï avec 403,94 ppm, l’index des gaz à effet de serre de l’agence américaine NOAA évalue à 481 ppm équivalent CO2 la concentration totale des gaz à effet de serre pour l'année 2014. Or, à l’horizon 2100, la barre de 480 ppm équivalent CO2 marque, selon les données du GIEC, le seuil au-delà duquel la probabilité de rester dans la limite des +2°C de réchauffement va assez rapidement diminuer. Et le seuil qui sonne le glas pour l'espoir d'un réchauffement de moins de +1,5°C.

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