Selon l'ADEME, le biogaz, qui permet à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'ouvrir de nouveaux débouchés économiques dans les territoires ruraux, pourrait fournir en France 3 à 3,5% de la production d'énergie à l'horizon 2030-2050. Dans son plan pour la transition énergétique, la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, Ségolène Royal, prévoit l'installation de 1500 unités de méthanisation dans l'Hexagone.

De la Turquie à la Chine en passant par l'Indonésie ou l'Europe de l'Est, les explosions dans les mines de charbon rappellent systématiquement que l’exploitation de cette énergie fossile tue. Elle tue régulièrement dans les mines, mais aussi à l’extérieur à cause de ces nombreux polluants. Une étude de l’Université de Stuttgart a montré que les 300 grandes centrales européennes au charbon provoquent annuellement la mort prématurée de plus de 22 000 personnes.

Les nombreuses petites centrales électriques “au fil de l’eau” qui sont installées sur les rivières de l’Hexagone fourniront-elles à terme de l’hydrogène qui sera utilisé localement ? “Nous sommes là pour ça”, répond Pierre Picard, Pdg de la start-up WH2, doit produire, par électrolyse, le premier hydrogène “vert” français au bord de La Seine, dans l'Eure. Cet H2 doit en plus, autre opération inédite, être "solidifié" sur place.

Basée à Dijon, Solar Euromed doit ouvrir cette année, en Corse, une centrale solaire thermodynamique à concentration de 12 MW fonctionnant à la vapeur d’eau et utilisant un système de stockage thermique de l'énergie. Un projet de 9 MW du goupe des Constructions industrielles de Méditerranée est également attendu dans les Pyrénées-Atlantiques.

Devant ouvrir une centrale solaire thermodynamique à miroirs de Fresnel cette année en Corse, la PME dijonnaise Solar Euromed coordonne également un programme visant à améliorer le rendement de ce type de centrale tout en réduisant ses coûts. Baptisé LFR500, ce projet vise à générer de la vapeur surchauffée à plus de 500°C, contre 250 à 480°C actuellement, pour ensuite produire de l'électricité.

Ayant l’ambition d’élargir les possibilités d’installation de l’éolien offshore, l’éolien flottant doit être stimulé en 2015 par un appel à manifestation d’intérêt (AMI) de 150 millions d’euros. Parmi les potentiels candidats, une éolienne "révolutionnaire": VertiWind de la start-up lilloise Nénuphar. Avec son axe vertical, cet engin a été spécialement étudié pour les contraintes liées aux océans. Il se veut en plus à la fois robuste, simple et moins coûteux qu'une éolienne à axe horizontale.