Accumulateurs électrochimiques, accumulateurs Redox flow, fabrication d'hydrogène par électrolyse de l'eau, stockage de chaleur (ATES), stockage d'air comprimé (CAES), station de transfert d'énergie par pompage (STEP), volant d'inertie, réseaux "intelligents"... De plus en plus stratégiques pour la sécurité des réseaux, les possibilités de stockage et de gestion des énergies renouvelables intermittentes comme le solaire photovoltaïque et l'éolien sont multiples. Mais les plus simples, sinon les plus "low tech", ne seront-elles pas les plus durables ?

Centrale d'énergie thermique des mers (ETM) devant être installée à terre à la Martinique, Nautilus sera complémentaire de la centrale ETM offshore Nemo, déjà prévue pour alimenter l’île en énergie d’ici quatre ans. Cette deuxième unité permettra la mise en valeur de toutes les vertus de l’ETM en couplant à la production d'électricité « des solutions de climatisation, de production d'eau douce ou d'aquaculture », grâce à la valorisation de l’eau froide des profondeurs.

Si le solaire et l’éolien sont bien des énergies renouvelables, la manière dont on s’en sert n’est cependant pas forcément durable. Recyclage des matériaux utilisés, effets de la déplétion pétrolière, transformation d’une énergie diffuse en énergie concentrée... C'est par exemple le cas du macro-système “high tech” de milliers d’éoliennes et installations photovoltaïques que l‘on met actuellement en place.

Offrant un intérêt particulier pour les zones insulaires où l’électricité (produite avec de l'énergie fossile, fuel et/ou charbon selon les cas) coûte par nature cher et où se trouvent de puissants courants, l’énergie hydrolienne pourrait à terme assurer les trois quarts des besoins énergétiques de l’Ile d’Ouessant. Première étape avec l’immersion, prévue en juin dans le Fromveur, d’une Sabella D10, énorme turbine avec un rotor de 10 mètres de diamètre. Elle doit être suivie dans les prochaines années par plusieurs Sabella D15 encore plus imposantes, avec des moulins toujours plus larges.

Les investissements dans les énergies dites “propres”, notamment le solaire et éolien, ont progressé de 16 % en 2014. Avec 310 milliards de dollars, dont près de 30 % pour la Chine, ils se rapprochent du niveau de 2011 (318 milliards de dollars).

Coordonné par la société française Idéol, le projet Oceagen a pour objectif de valider une technologie de flotteurs prenant la forme d'anneaux carrés en béton et devant réduire le coût actuel des éoliennes flottantes. But final: développer des fermes dans des zones parmi les plus favorables en termes de vent mais actuellement non exploitées parce que trop profondes pour la technique des éoliennes fixées sur les fonds marins. Un démonstrateur de 2 MW sera expérimenté à partir de 2016 au large du Croisic.