Les grosses “utilities” de l’énergie doivent changer de business modèle: telle est la conclusion d’une étude de l’organisme anglais expert Carbon Tracker qui montre que les cinq grands énergéticiens d’Europe, EDF, GDF-Suez alias Engie, E.ON, Enel et RWE, ont collectivement perdu 100 milliards de capitalisation boursière entre 2008 et 2013, du fait de leur politique en faveur du charbon. Une “spirale de la mort” pour Carbon Tracker. Explications.

La France veut développer la technologie de l’offshore flottant pour permettre un plus grand déploiement de l’éolien en mer, de la Méditerranée à l'Atlantique. Quatre zones situées au large de Leucate et Gruissan, dans le Languedoc-Roussillon, du phare de Faraman en Provence et de l’Ile de Groix et de Belle-Ile dans le Morbihan, ont été définies pour recevoir des installations de 3 à 6 éoliennes de puissance unitaire de 5MW au moins. L’ADEME estime la ressource nationale en éolien flottant à 200 TWh/an.

Fournissant une énergie renouvelable continue, avec d'éventuels "coproduits" supplémentaires (eau douce, air conditionné, irrigation, aquaculture), l’énergie thermique des mers (ETM) s’affirme comme un excellent moyen de "décarboner" l’énergie, en premier lieu pour les îles et sites isolés des océans tropicaux. Fer de lance de cette filière industrielle naissante, DCNS -l'ancienne Direction des chantiers navals- a été lauréat d'un appel à manifestation d'intérêt de l'ADEME pour son projet ETM baptisé Marlin.

Les questions de la mobilisation et de la gestion des matières utiles à la méthanisation (déchets ménagers, boues d’épurations, effluents industriels et agricoles, résidus de culture, rejets de l'agroalimentaire...) sont essentielles à la bonne réussite de cette valorisation de déchets, à la fois comme source d’énergie et comme ressource pour amender les sols, selon l’Institut national de recherche Irstea.

Que les gaz de schistes occupent régulièrement le devant de la scène est avant tout un signe (comme pour l’exploitation du off-shore profond) que l’on a effectivement passé un cap -ou plutôt un pic…- dans l’exploitation traditionnelle du pétrole.

D’ici quelques années, 35 000 foyers martiniquais doivent être fournis en électricité grâce à l’Energie thermique des mers: ce sera la concrétisation du projet NEMO (New Energy for Martinique and Overseas) de DCNS et d’Akuo Energy, ayant décroché 72 millions d’euros d'aides européennes. Cela préfigure le développement d’une nouvelle filière industrielle profitable à l’Outre-Mer français et à toute la zone océanique intertropicale.